
Après des mois de rumeurs et d’annonces avortées, le démantèlement de SFR pour 20,35 milliards d’euros par ses trois rivaux entre dans sa dernière ligne droite. Pour les 25 millions d’abonnés de l’opérateur au carré rouge, cette transition historique marque la fin d’une époque et laisse planer de sérieuses menaces sur le pouvoir d’achat.
Patrick Drahi, empereur d’Altice à la dette abyssale (près de 50 milliards d’euros à l’échelle du groupe mondial, dont 24 milliards pour la seule Altice France avant restructuration), s’apprête à céder sa filiale SFR au trio Orange, Bouygues Telecom et Free. La France s’apprête ainsi à repasser à trois opérateurs mobiles nationaux, quatorze ans après l’arrivée fracassante de Free Mobile qui avait bousculé tout le marché.
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L’autre séisme sera social. Les syndicats comme la CFE-CGC Télécoms estiment que l’opération pourrait coûter entre 8 000 et 12 000 emplois, soit la moitié des effectifs de SFR. Sébastien Crozier, son président au sein de la branche d’Orange, dénonce d’ailleurs une enveloppe d’un milliard d’euros déjà provisionnée par le consortium pour financer des vagues de licenciements massives. Ces conflits ont lourdement pesé sur les négociations parfois tendues de ces dernières semaines, qui ont buté jusqu’au bout sur le coût social inadmissible de ce démantèlement.
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