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L’équipementier de télécoms va supprimer 1353 emplois en France, notamment dans le Grand Ouest.

Plus de 120 postes menacés à Orvault, 139 à Lannion, 20 à Rennes : le Grand Ouest représente près du tiers des suppressions de postes annoncées par Alcatel-Lucent fin novembre. Ce nouveau plan social de l’équipementier franco-américain, le cinquième en six ans, concerne 5500 emplois dans le monde, dont 1 353 en France. Il vise à réduire les coûts de 1,25 milliard d’euros d’ici à 2013.

La sortie d’Alcatel-Lucent du CAC 40 d’ici à la fin de l’année, pour être remplacé par Gemalto, le fabricant de cartes à puce, n’est pas faite pour rassurer. Dans un communiqué publié vendredi 7 décembre, le comité de groupe dit «s’inquiéter des conséquences qui peuvent en résulter». En Bourse, Alcatel-Lucent pèse désormais moins de deux milliards d’euros.

En Bretagne, les salariés des sites concernés s’interrogent sur leur avenir. La moyenne d’âge est de 50 ans, avec des profils de cadre et d’ingénieur pour 80% d’entre eux. «Jusqu’à présent, les plans précédents étaient basés sur le volontariat, avec des mesures d’âge pour faire la jonction avec la retraite. Cela n’était pas trop mal vécu. Mais cette fois, on va vers des suppressions d’emplois coercitives. Et les plus âgés auront du mal à retrouver un emploi dans la région», explique François Schmets, délégué CGC de Lannion.
La Bretagne a demandé le soutien du gouvernement

L’inquiétude est partagée par les élus locaux. La région Bretagne a demandé le soutien du gouvernement pour la «sauvegarde de l’emploi et des savoir-faire de cette industrie de pointe».

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«On a eu des déclarations de soutien mais pas beaucoup d’actions, constate le représentant CGC à Lannion. Les pouvoirs publics ont un droit de regard sur les télécoms, qu’ils disent stratégiques. Pourtant, le risque, à terme, est de voir disparaître l’industrie française de ce secteur. La direction d’Alcatel-Lucent est en train de lâcher l’Europe, considérée comme un marché moins intéressant que la Chine et les États-Unis.»

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Extrait : La Croix – 10/12/12 – Raphaël Baldos (à Rennes)


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