Présentation du projet de cession d’Etrali par OBS. La présentation fut faite par le DG et le DRH d’Etrali.

Pour information, plusieurs informations consultations ont été effectuées en CE Etrali, CCUES FT SA et Comité Groupe Europe. D’autres informations ont eues lieu en CCE NRS, CE SCE et aujourd’hui en Comité Groupe France.

Au cours des consultations, une expertise des comptes fut demandée. Les résultats sont commentés dans le CGF de ce jour.

Présentation de la Direction :

Le groupe Knight, propriétaire d’Etrali SA, est spécialisé dans les solutions pour les salles de marché. Composé de 12 entités juridiques, ce groupe est présent physiquement dans 10 pays et comprend 437 salariés, dont 210 en France. Afin de pérenniser son activité, il était nécessaire d’investir de manière conséquente dans l’e-trading. Estimant que cette activité n’était plus dans son cœur de métier, France Télécom n’a pas souhaité effectuer ces investissements et a décidé de se séparer de sa filiale. Avec un Chiffre d’affaire de 100 Millions d’Euros et un cash flow de 2 Millions d’Euros, le groupe Knigt ne faisait pas de perte mais dégageait peu de cash flow.

Parmi les offres d’acquisition reçues, celles venant de concurrents directs d’Etrali ou de France Télécom ont été a écartées. L’offre sélectionnée a été celle du groupe Gores, un fond de pension américain gérant plus de 3 milliards d’actifs et 80 entreprises dans le monde, dont SagemCom et Sagem Entreprise. Les deux groupes y voient un potentiel de développement mutuel. Par cette acquisition, Gores accède au marché français et européen. De son côté Etrali accède au marché US où elle ne réalisait que 3% de son chiffre d’affaire.

France Télécom vend la totalité des parts Etrali qu’elle détient au groupe Gores. De ce fait, les accords collectifs liés au groupe FT SA ne s’appliquent plus de droit. Les contrats de travail conclus entre le groupe Knight et ses salariés restent inchangés. L’ensemble des droits issus de ces contrats sont conservés. Des négociations doivent s’ouvrir entre l’acquéreur et les partenaires sociaux de Knight concernant la pérennité des dispositions actuelles entre le groupe FT SA et le groupe Knight.

France Télécom s’est engagé à laisser perdurer les accords de mobilité entre les salariés actuels du groupe Knight et le groupe FT SA 15 mois après la fin de la vente. De son côté, le groupe Gores s’est engagé à ne pas procéder à des licenciements collectifs pour une même durée de 15 mois.

Réponses aux questions des RP :

Le prolongement de 15 mois au-delà de la fin de cession des accords de mobilités est un risque pour France Télécom et Etrali, car le but n’est pas de vider le groupe Knight de ses forces vives. Cela montre toutefois la confiance qu’a FT SA dans le bien fondé de cette vente.

Le développement d’Etrali au sein de France Télécom n’a pas pu être réalisé de manière suffisante. L’accès au marché américain est une opportunité de développement pour une société de trading disposant de solutions d’enregistrement. Ce besoin est en effet assez récent par rapport au marché européen.

Notre position :

Nous regrettons que la période pendant laquelle perdurent les accords de mobilité soit limitée à 15 mois. Des accords avaient été trouvés lors de précédentes fusions, prolongeant ces possibilités de retour sur plusieurs années. Bien que le dossier paraisse satisfaisant, l’échéance butoir des 15 mois après la cession nous semble insuffisante.


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