Un an après son arrivée, la nouvelle direction assume une gestion offensive. Au risque de faire monter la tension sociale.
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« Ce n’est pas en supprimant des postes ou en imposant un modèle social low cost qu’on va mieux travailler », corrobore Sébastien Crozier, délégué CFE-CGC, également administrateur de l’opérateur, qui rappelle qu’en 2022 un peu plus de 7000 salariés ont quitté le groupe, soit plus de 10 % des effectifs français, grâce à un plan de départ anticipé à la retraite, ce qui n’est pas sans effet sur le travail des équipes.
Pour M. Crozier, le plan stratégique dévoilé mi-février 2023 par la direction générale fait une part trop belle aux objectifs financiers, à la génération de cash et aux réductions de coûts. Venue de l’industrie – elle a commencé sa carrière chez Alcatel-Lucent, avant de rejoindre Schneider Electric –, là où tout est millimétré, Christel Heydemann aimerait inculquer à Orange la même culture de la recherche des coûts cachés. « Mais comment embarquer les salariés uniquement avec des économies ? », s’interroge M. Crozier qui, plus qu’une « mise sous tension », craint une « mise en dépression ».
A lire dans Le Monde – Olivier Pinaud – 26/05/2023, article réservé aux abonnés, ou sur l’intranet
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