La CFE-CGC/UNSA apparaît, et nous le regrettons, comme le seul acteur à porter le débat sur l’organisation du marché.
L’introduction de Free Mobile montre l’ampleur de son impact sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail.

La CFE-CGC/UNSA en a pris conscience dès 2007, où elle pronostiquait déjà la guerre des prix et les dégâts collatéraux sur l’emploi qu’induirait l’introduction d’un 4ème opérateur mobile. Fin 2009, elle demandait au gouvernement et au régulateur de ne pas opposer salariés et consommateurs, et d’imposer la localisation des emplois en France pour tous les acteurs exploitant des ressources rares du patrimoine national. La même année, elle démontrait l’ineptie de l’idéologie de la concurrence, et annonçait la perte de 10 000 emplois chez les opérateurs.

Les positions de notre organisation n’ont jamais varié depuis, et c’est bien dans le but de défendre les emplois que la CFE-CGC/UNSA a entrepris une analyse détaillée du modèle économique de Free qu’elle a été la première à publier, puis une action à la fois juridique et médiatique sans précédent, rencontrant le régulateur et le gouvernement, avant d’organiser son Université d’été autour de la question de l’organisation du marché et de son impact sur l’emploi.

La « timeline » du lancement de Free Mobile montre à quel point la CFE-CGC/UNSA a porté le débat. Chacun de ses communiqués a été abondamment repris dans la presse dès le 18 janvier, chaque fois suivi d’une réaction du régulateur ou du gouvernement. Il aura fallu près de 3 ans pour que notre diagnostic soit partagé par ce dernier, et que notre demande de ne pas opposer salariés et consommateurs fasse sens pour les leaders d’opinion. Reste à suivre les mesures qui seront prises pour rééquilibrer le marché et préserver l’emploi, l’investissement et l’innovation, qui assureront la pérennité de notre industrie des télécoms. La CFE-CGC/UNSA ne baissera pas la garde.



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