Résultats en hausse

Les résultats d’Orange pour l’année 2016 et le 1er semestre 2017 démontrent la capacité des personnels du Groupe à surmonter les obstacles.

Redressement en France et succès en Espagne…

Investissements dans les réseaux (Fibre et 4G), convergence fixe-mobile, simplification des offres, Sosh pour contrer les « low-cost » tandis que la marque Orange est orientée vers le « Premium », amélioration de la relation client : enfin la combinaison stratégique gagnante sur le marché français ? Pour la 1ère fois depuis 2009, le chiffre d’affaires et la marge repartent à la hausse. Mais c’est une hausse timide, et la concurrence reste féroce. Sur le mobile, la guerre des prix est relancée par l’inclusion de la data illimitée dans des forfaits bon marché, ce qui met en péril la rentabilité des déploiements 4G. Sur le marché de la Fibre entreprises, l’Arcep (régulateur des télécoms) a décidé de favoriser l’essor de l’opérateur virtuel Kosc, dont le capital a par ailleurs été renforcé en 2016 par BPI France, pourtant actionnaire d’Orange siégeant à son Conseil d’Administration. Une fois de plus, et comme Free Mobile en son temps, le concurrent poussé par le régulateur utilisera les infrastructures d’Orange. Et pour cause : nous sommes le seul opérateur à tenir ses engagements d’investissements dans la Fibre. C’est sans doute pour cela qu’il faut nous punir

En Espagne, la croissance est au rendez-vous, servie par une régulation favorable et une stratégie remarquablement mise en œuvre par les équipes locales. La Pologne, où le régulateur ne nous fait pas de cadeau, reste à la peine. Le reste de l’Europe se maintient.

… mais croissance ralentie en Afrique

En Afrique, si la croissance démographique est une promesse pour le moyen terme, le chiffre d’affaires ne progresse plus aussi vite. Les économies peuvent être bouleversées par des conflits armés, tandis que les États se montrent de plus en plus gourmands en taxes. Les investissements rentables pour Orange y sont rares, souvent faute d’une exécution opérationnelle d’excellence. Mais c’est un territoire propice à l’innovation sur le mobile, et Orange Money y tient une place honorable.

Orange Bank : le pari de la diversification

Alors que la rentabilité des réseaux est de plus en plus difficile à dégager, Orange cherche depuis plusieurs années des relais de croissance. La banque pourrait en être un, et s’y lancer mérite d’être tenté : Orange Bank nous permettra de vérifier si la confiance accordée à notre marque, et notre capacité à gérer une relation client numérique de qualité sont de vrais atouts exploitables dans d’autres activités de services.

Un dangereux déséquilibre dans le partage de la valeur

Salué dans les communiqués de presse d’Orange, le redressement des résultats s’est immédiatement accompagné de l’annonce d’une augmentation du dividende, qui devrait pour l’exercice 2017 passer de 0,60 à 0,65 € par action, soit une augmentation de 8%. Parallèlement, pour les personnels, la vis reste serrée, tant sur le plan des salaires que de l’intéressement et de la participation. C’est pourtant bien la baisse de la masse salariale d’Orange en France qui alimente le retour à la croissance de l’EBITDA… Quant au plan d’actions gratuites, c’est entre les personnels eux-mêmes que les écarts de distribution sont excessifs. La CFE-CGC condamne ce déséquilibre.

L’équilibre dans le partage de la richesse constitue un élément clef de cohésion sociale et donc de succès pérenne pour l’entreprise.

L’État : un actionnaire de plus en plus incertain…

La sphère publique (État + BPI France) s’est régulièrement délestée de ses titres, et ne détient plus que 23 % du capital d‘Orange. Le désengagement pourrait se poursuivre rapidement : la décision est dans les mains du nouveau gouvernement. Après l’échec du rapprochement avec Bouygues Télécom, que la CFE-CGC Orange avait soutenu pour pallier la disparition potentielle d’un actionnaire de référence, la quasi-totalité du capital pourrait se retrouver dispersée sur les marchés boursiers.

… qu’il faut compenser par un actionnariat salarié-e-s plus fort

Le poids des actionnaires salariés, lesquels détiennent actuellement 5% du capital, devient donc de plus en plus crucial. Il doit leur permettre notamment de s’opposer à de potentielles opérations prédatrices sur le capital d’Orange, ou de peser vraiment dans le choix de son PDG, dont le renouvellement sera voté lors de l’AG des actionnaires 2018.

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS ont fait activer la Loi Florange dès sa promulgation en 2014. Elle permet aux personnels actionnaires de détenir 9% des droits de votes en AG, et de peser jusqu’à 11% des suffrages exprimés. Cela n’est cependant pas suffisant, et nous demandons des Offres Réservées aux Personnels (ORP) plus fréquentes et plus généreuses, pour parvenir à détenir au moins 10% du capital, qui nous donneraient 20% des voix en AG des actionnaires.

Retrouvez les propositions et revendications de la CFE-CGC Orange
dans ses professions de foi pour les élections CE-DP-CA 2017


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