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Sous pression concurrentielle et réglementaire, la filière télécoms taille dans ses effectifs. Pour arrêter l’hémorragie, il faudrait investir dans le très haut débit, adapter la régulation et penser usages.

2012, annus horribilis pour les télécoms françaises ! Elle a débuté avec le séisme provoqué, en janvier, par l’arrivée de Free Mobile et de ses forfaits à bas prix.

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Le Graal du très haut débit

Le très haut débit, c’est un peu le Graal des télécoms. Une source de nouveaux revenus pour les opérateurs et de ventes de nouvelles générations d’équipements pour les équipementiers. Avec le soutien, même relatif, de l’État, les opérateurs devraient investir davantage dans cette migration de leurs réseaux et proposer des services plus lucratifs que les seuls voix et accès à internet. En France où les tarifs sont parmi les plus bas d’Europe, ces derniers ne rapportent plus rien. Les consommateurs devraient en revanche être prêts à payer pour des services premium comme le jeu en ligne, la vidéo ou la télévision, sur fixe et mobile.

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Une régulation plus favorable

À part l’énergie, les télécoms sont sûrement le secteur où la régulation et la législation jouent le rôle le plus fort. Mais la filière reproche aux institutions françaises et européennes de systématiquement favoriser le consommateur face aux opérateurs. La Commission s’oppose ainsi à toute fusion entre ces derniers. Résultat : on compte trois voire quatre opérateurs par pays, et près de 130 au total en Europe. Sous cette pression concurrentielle, les prix baissent, favorisant de nouveaux usages, mais diminuant les revenus.

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Les équipementiers européens Alcatel-Lucent, Ericsson et Nokia Siemens Networks sont face à une autre problématique : la concurrence avec les chinois Huawei et ZTE. Alors que le gouvernement américain refuse le moindre routeur chinois dans ses infrastructures (officiellement par peur de l’espionnage), l’Europe se refusait à mettre en œuvre des mesures apparentées au protectionnisme. Et là encore, elle vient de lâcher du lest en évoquant la possibilité d’une enquête sur les deux équipementiers chinois pour dumping. Selon la presse américaine, l’Europe les soupçonnerait de vendre 35% en dessous des prix du marché grâce à des subventions gouvernementales.

Mieux, selon le syndicat CFE-CGC – Unsa d’Orange, d’autres mesures sont à l’étude pour protéger les télécoms. L’Europe pourrait obliger les opérateurs à produire jusqu’à 90% de valeur ajoutée sur son territoire en échange de l’attribution de fréquences mobiles. « Un dispositif que l’OMC pourrait approuver car les licences sont du domaine public, précise Sébastien Crozier, le président de la CFE-CGC – Unsa France Télécom-Orange. Pour l’instant aucun gouvernement ne s’en est emparé. »

Extrait : L’Usine Nouvelle – 28 février 2013


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