lien avec l’article de L’Expansion

Lundi, le conseil d’administration d’Orange décidera si Stéphane Richard peut conserver son fauteuil de PDG. Ses chances de rester dépendent essentiellement du choix des représentants de l’Etat. Il est l’heure de faire les comptes.

Stéphane Richard, le patron d’Orange, pour combien de temps encore?
REUTERS/Charles PlatiauLe sort du patron d’Orange Stéphane Richard, mis en examen le 12 juin pour « escroquerie en bande organisée » dans le cadre de l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais, alors qu’il était directeur de cabinet de la ministre de l’économie Christine Lagarde, va se jouer lundi. Son maintien à la tête de l’entreprise va être discuté lors d’un conseil d’administration, qui se tiendra à cette date, a déclaré François Hollande. Un vote à haut risque pour le grand patron, lâché par ses soutiens politiques.

Les représentants de l’Etat, clés de l’issue du vote
Le conseil d’administration d’Orange est composé de 15 personnes, dont Stéphane Richard lui-même. Chaque administrateur compte pour une voix.

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Laurent Riche, délégué syndical central CFDT, estime ainsi que « l’Etat va avoir une position prédominante » et que « tout cela se prépare en amont, forcément dans une approche concertée ». Les téléphones des administrateurs indépendants doivent chauffer…

Deux syndicats contre Richard, un pour son maintien
Du côté des représentants des salariés, la CGT ne soutient pas Stéphane Richard. La CFDT soutient « une continuité de la gouvernance », donc le maintien du PDG. « L’entreprise a changé de patron trois fois en cinq ans, déclare Laurent Riche à LExpansion.com. Son départ serait dommageable à la refondation sociale. Il a apporté quelque chose au dialogue social qui n’existait pas auparavant. » Le syndicat est cependant très réservé sur les actions de soutien initiées par la CFE-CGC Unsa, qui a lancé une pétition en interne

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En interne, un hypothétique soutien majoritaire ne pèserait sûrement pas lourd dans la décision des administrateurs. Certes, Stéphane Richard a apaisé la situation sociale de l’entreprise après les difficiles années Didier Lombard. Et l’Adeas (Association de défense de l’épargne et des salariés de France Télécom) déclare que « l’essentiel des salariés et de leurs représentants sont derrière Stéphane Richard », rapporte Challenges.

Source extrait : L’Expansion – Raphaële Karayan – 14 juin 2013

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