lien vers l’article des Echos

L’Etat n’a adopté que l’angle économique. Le conseil d’administration d’Orange a désigné un administrateur référent en cas de complication judiciaire.

Il a remporté une bataille, mais il y en aura sans doute d’autres. Stéphane Richard a été conforté par le conseil d’administration extraordinaire de France Télécom, qui se tenait lundi. Les trois représentants de l’Etat ont voté pour le maintien à son poste du Pdg malgré sa mise en examen une semaine auparavant dans le cadre de l’affaire Tapie pour « escroquerie en bande organisée ». Ce n’est pas une surprise : la veille sur M6, François Hollande avait annoncé la couleur en mettant en avant le nécessaire respect de la présomption d’innocence. Les douze autres administrateurs ont presque tous voté comme l’Etat, à part deux représentants syndicaux : SUD a voté contre et la CGT s’est abstenue.

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Soutien des salariés
« Stéphane Richard sort de cet épisode affaibli sur le plan judiciaire, mais paradoxalement renforcé sur le plan opérationnel », commente Sébastien Crozier, du syndicat CFE-CGC, qui a soutenu le Pdg au moment de sa garde à vue et de sa mise en examen. En effet, les syndicats, les actionnaires salariés, et les employés ont manifesté leur soutien au dirigeant. De plus, le comité exécutif récemment remanié est resté solidaire.

Le branle-bas de combat de l’exécutif à l’occasion de la mise en examen pourrait même avoir un effet secondaire positif, ajoute le syndicaliste : les questions de télécoms intéressent à présent Matignon et l’Elysée, au lieu de rester cantonnées à Bercy. « Orange est présent dans 32 pays, dont beaucoup d’Etats africains. Il y a une dimension stratégique », insinue Sébastien Crozier.

En dépit de ce plébiscite, Stéphane Richard sait qu’il va demeurer sous surveillance. En effet, à la demande du Pdg, le conseil d’administration a désigné lundi un administrateur référent pour veiller à ce que les mesures judiciaires prises à l’encontre de Stéphane Richard ne nuisent pas à l’exercice de ses fonctions. Il s’agit de Bernard Dufau, 70 ans, ancien patron d’IBM. 

Source extrait : Les Echos.fr – 17 juin 2013 – Guillaume de Calignon et Solveig Godeluck

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