
Globalement alignés sur la protection de l’emploi et une demande de médiation de Bercy, les syndicats de la filière télécoms sont sur le qui-vive depuis que SFR est en vente. Leurs marges de manoeuvre apparaissent cependant extrêmement serrées.
Les syndicats des télécoms sont sur la brèche. Chez SFR d’abord, ils ont assisté mardi à l’audience à la cour d’Appel de Paris : leur ultime initiative pour barrer le plan de sauvegarde accéléré d’Altice – certes déjà engagé -, et espérer in fine sauver l’emploi si l’opérateur devait se vendre.
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Si l’offre de rachat de SFR devait prospérer, l’impact sur l’emploi serait de l’ordre de 8000 012000 coupes franches, d’après les estimations de la CFE_CGC télécoms (SFR, Orange et Free). D’autres sont plus pessimistes. « Pour maintenir la paix sociale chez eux, les rois acheteurs entretiennent le mythe qu’il n’y aura pas de suppression de postes dans leurs rangs en cas de reprise de SFR. C’est une illusion, alerte Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange. C’est lorsqu’on aura intégré les équipes que les doublons se verront… »
Le consortium réunissant Bouygues Telecom, orange et Free aurait déjà évalué le cout social à 1 milliard. « Sur 10000 coupes, par exemple, une fois qu’on a enlevé un tiers des charges, cela ferait 66000 euros brut d’indemnités par salariés. Ce n’est pas grand-chose considère le syndicaliste.
Alors, pour sauver les meubles, la CFE-CGC a un plan : agir sur la réallocation des fréquences mobiles de SFR, qu’il faudra bien se repartir à trois : « A ce stade, si aucune obligation n’est faite sur l’emploi de la part de l’arcep […], nous la contesterons devant le conseil d’état. Pourquoi ce levier ? La CFE-CGC s’appuie sur le précédent de l’attribution de la 3G.
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Lire l’article complet dans Les Echos (abonnés) – Thomas Pontiroli – 05/11/2025
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