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Dans une lettre envoyée au gouvernement et aux députés, l’Observatoire du stress et des mobilités forcées met en garde sur les riques psycho-sociaux liés à l’absence de limites à la mobilité géographique des salariés. Cette mesure du texte de l’accord emploi (ANI) sera examinée par l’Assemblée nationale à partir du 2 avril.

Dans une lettre envoyée le 14 mars au gouvernement et aux députés, l’Observatoire du stress et des mobilités forcées alerte sur les risques pycho-sociaux liés à la mobilité des salariés sans limite géographique. Une mesure dans le texte de l’ANI qui sera examiné à partir du 2 avril.

L’Observatoire du stress et des mobilités géographiques forcées met en garde contre les risques psycho-sociaux que pourraient générer certaines mesures du projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, dans une lettre adressée au gouvernement et aux parlementaires, rendue publique ce jeudi 14 mars.

L’association, lancée en 2007 par des syndicats de France Télécom en réaction au vaste plan de restructuration (22.000 postes supprimés en trois ans), s’est depuis élargie à d’autres grandes entreprises.

« Notre expérience du fonctionnement réel des entreprises nous a conduit à identifier dans le texte quatre risques majeurs pour la santé des travailleurs les plus fragiles et les plus précaires« , écrit l’Observatoire dans cette lettre.
Destruction des vies familiales et personnelles
Leur première critique (article 10) porte sur « l’absence de limites à la mobilité géographique des salariés ». Le texte, qui sera examiné à l’Assemblée à partir du 2 avril, ne « fixe plus de borne à la mobilité, ne protège plus les travailleurs les plus précaires contre des mobilités qu’ils n’ont pas les moyens de suivre », a déploré Pierre Morville (CFE-CGC), l’un des fondateurs de l’Observatoire.

« Les résultats sont connus de tous, c’est la +liquidation+ de 5 à 10% des travailleurs à chaque réorganisation et la destruction des vies professionnelles, familiales et personnelles de milliers de foyers, allant jusqu’au suicide », a-t-il ajouté à l’AFP.

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Extrait : L’Entreprise (avec l’AFP) – 14 mars 2013


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