
Le géant des télécoms, qui avait été traumatisé par une vague de suicides en 2008-2009, se retrouve confronté à un climat social tendu. La situation n’est toutefois pas comparable à celle des « années Lombard ».
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L’entreprise aux 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires pensait avoir mis cette période troublée définitivement derrière elle, mais la tension remonte d’un cran depuis octobre. En quelques semaines, quatre salariés d’Orange ont mis fin à leurs jours, portant à huit le nombre de suicides sur l’année 2024, et dix en 2023.
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« Un cas a été reconnu comme accident du travail en 2024, et un autre en septembre 2023 », reconnaît toutefois le groupe. La CFE-CGC pointe un contexte anxiogène. Le syndicat, majoritaire chez Orange, a publié début février un sondage réalisé auprès de 8 000 salariés. La majorité d’entre eux affichent « une défiance quant au discours de la direction, une réelle inquiétude quant à l’avenir et un désengagement profond, motivant une volonté de quitter l’entreprise au plus vite », selon la CFE-CGC.[…]
« La réduction des coûts est le seul mantra du groupe depuis l’arrivée de la nouvelle direction », martèle Sébastien Crozier, qui poursuit : « Le discours sur la « transformation » du groupe est une novlangue pour justifier la course au profit et les plans de violence sociale, fondés sur la délocalisation et la sous-traitance. Si un technicien installe la fibre chez vous, il y a huit chances sur dix que ce ne soit pas un salarié d’Orange. De même pour la personne qui vous répond au centre d’appels. »
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Lire l’article complet sur Alternatives Economiques – Thomas Lestavel – 22/04/2025