congres_photo_2.jpeg

Thème : la renaissance économique et la notion de performance et robustesse : objectifs, solutions, conjugaisons possibles ?

Une table ronde inspirante avec Areski Prieux et Olivier Lluansi

Lors du 39ème Congrès de la CFE-CGC le 11 Juin dernier, les participants ont eu l’occasion d’entendre les deux orateurs partager leurs expériences sur le thème proposé.

Principaux messages 

1. Constat d’un modèle en crise

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le passage d’une économie industrielle à une économie de services a entraîné une désindustrialisation des territoires.

Cette mutation a engendré des dépendances, une perte de liberté de choix et une concentration de l’activité dans les métropoles, au détriment de l’équilibre social et économique des autres territoires. Par ailleurs, déléguer la production à l’étranger revient à déléguer ses pollutions ; « il sera impossible de maîtriser notre empreinte environnementale si nous ne maitrisons pas également notre outil productif, qui l’a créée ».

2. Force du territoire et de la coopération

La coopération et la codétermination, inspirées de modèles naturels, ne s’opposent pas à l’innovation ; au contraire, elles permettent d’innover plus rapidement que par le conflit ou la négociation classique.

« On adore la pensée universelle qui nous irrigue ; pourtant les solutions viendront d’en bas ».

La robustesse est définie comme la capacité d’une structure à rester stable à court terme et viable à long terme face aux fluctuations mondiales. Il n’y a par ailleurs pas d’oppositions entre robustesse et innovation : la codétermination permet de développer des innovations.

3. Rôle stratégique des organisations syndicales, épargne salariale et gouvernance  

La CFE-CGC a été citée comme « éclaireur sur le sujet » de la mobilisation de l’épargne salariale des Français.

Les syndicats ont un rôle essentiel, notamment sur deux leviers :

  • L’épargne salariale : Il est crucial de mobiliser l’épargne des Français vers des « circuits financiers en boucle courte » plutôt que de laisser ces fonds alimenter des géants financiers américains comme BlackRock, qui réinvestissent ensuite de façon indirecte dans nos entreprises. Les syndicats ont une responsabilité dans le montage et dans l’orientation de l’épargne salariale.
  • La gouvernance : les organisations syndicales doivent promouvoir une vision de l’entreprise qui n’est pas qu’un investissement financier, mais une communauté de femmes et d’hommes, créatrice de richesse et d’équilibre entre l’environnement, le social et l’économie.

4. Approche par l’expérimentation locale

Face à un avenir incertain marqué par des crises multiples, les solutions ne viendront pas d’une « grande philosophie qui descendrait ensuite en pluie sur chacune de nos activités », mais du terrain et de l’expérimentation : il faut revendiquer un « droit à l’expérimentation » pour faire renaitre le système économique à partir de ce qui fonctionne concrètement. La remise en cause du modèle économiqueactuel est possible avec une réflexion tournée vers uneéconomie plus robuste, centrée sur les territoires et la coopération.

L’enjeu de demain, face à des crises à répétitions, est aussi d’être capable de maintenir des services de « productions essentielles » pour résister aux chocs à venir.

Sera-t-on capables de se doter de ces services pour résister ?

Cette question a particulièrement attiré notre attention car Orange est par essence une entreprise proposant des services essentiels voire même vitaux. Face aux canicules successives auxquelles nous faisons face en ce moment, redoublons d’efforts pour interroger collectivement cette question essentielle.


Articles complémentaires

  1. Orange : Frédéric Sanchez succède à Jacques Aschenbroich – Boursedirect.fr L’assemblée générale mixte des actionnaires d’Orange s’est tenue le 19 mai à Paris, présidée par Jacques Aschenbroich (Président du Conseil d’administration), en présence de Christel Heydemann (Directrice Générale), et du Conseil d’administration. […] Toutes les résolutions recommandées par le Conseil d’administration ont été votées et approuvées par les actionnaires. S’agissant de la mise en oeuvre […]
  2. Prime de Partage de la Valeur Orange prévoit le versement d’une prime de partage de la valeur (PPV), en lien avec la réussite du plan « Lead the Future 2023-2025 ». Cette prime concernera les salariés liés par un contrat de travail (CDI, CDD et alternants), les fonctionnaires en activité et les intérimaires à la date de signature de la décision […]
  3. Essentiel CSEC N° 56 – Avril 2026 Les points à l’ordre du jour du CSEC d’avril étaient les suivants : Prime de Partage de la Valeur Orientations d’Orange France Orientations du domaine Boucles Locales et Interventions (BLI) Orientations de la Direction Entreprises France Projet de cession de Globecast Holding Retrouvez L’Essentiel du CSEC d’Avril
  4. NAO 2026 et partage de la valeur : le ruissellement vers le haut ! A l’évidence, le cru 2026 du partage de la valeur créée par les personnels est un millésime qui fera date dans les annales. « 2026, annus horribilis ! », telle pourrait être la clameur poussée à l’unisson par les personnels Orange, malmenés et désabusés face à une redistribution de la valeur peau de chagrin. Et […]
  5. La CFE CGC informe l’AMF sur les manquements de la gouvernance de l’épargne salariale L’Autorité des Marchés Financiers ou AMF est le régulateur des marchés et des acteurs de l’investissement.  Suite au courrier de la CFE CGC Orange interpellant Christel Heydemann, la CFE CGC a informé l’AMF des dérives de l’épargne salariale Orange et de notre revendication de modernisation.

À la Une

Merci : Rejet à 63,31% de l’accord QVCT par référendum

  • CFE-CGC Orange

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]