Nous avons rencontré Benoit Huver, Directeur de Service Client Opérations France (SCOF) en septembre, pour plus d’informations sur l’évolution de notre entité dans les semaines qui viennent.

Le chiffre d’affaires d’OBS en chute libre

A OBS, les objectifs sur le premier semestre n’ont été atteint qu’à 21% et la tendance de la rentrée est la même : fin août, le chiffre d’affaire est en baisse de 4 à 5% (1 milliard). Les contrats avec des clients importants sont renégociés à la baisse. L’activité commerciale est sous tension, notamment à DGC. Les relais de croissance génèrent de l’activité, mais ne rapportent pas assez d’argent et la marge dégagée est plus réduite qu’avec les activités réseaux. Mais cela, nous le savons depuis des années.

SCOF est prêt sur le plan opérationnel, mais les clients ne sont pas là. Objectif  de la Direction face à la baisse du CA : maintenir le bénéfice à tout prix et, faute de rentrées, en augmentant la productivité ; autrement dit, réduire les équipes et en augmenter le rendement de ceux qui restent.

Comment faire face selon la Direction ?

La masse salariale doit être optimisée, de -10 à -15% par trimestre. SCOF ne comptera plus que1810 salariés d’ici la fin de l’année. La PVM sera impactée par les mauvais chiffre d’OBS.

Le remplacement des départs déjà insuffisant aujourd’hui sera encore réduit, voire totalement supprimé à long terme « pour la survie de l’entreprise. »

l’organisation du travail va être revue pour mutualiser davantage les équipes, rendre les gens polyvalents pour faire face à toutes les variations du marché.

L’entreprise fait varier la sous-traitance selon ses besoins : le taux d’externe actuel sur SCOF est d’environ 13% des effectifs, l’année dernière il était de 25%.

La direction prévoit de faire évoluer les outils SI pour augmenter la productivité.

Analyse de la CFE CGC

Les salariés ne peuvent pas être les seuls à supporter les conséquences de la baisse du chiffre d’affaires ; il faut revoir la relation que la direction établit entre baisse du chiffre d’affaire et la baisse des effectifs. Ce choix purement mathématique est inepte, car l’activité et les personnels en pâtissent.

Il faut plutôt supprimer le dividende versé aux actionnaires pendant quelques années; il serait aussi souhaitable que les cadres dirigeants contribuent à l’effort : on se rappelle que l’entreprise leur a attribué discrètement une augmentation de 2,7% en début d’année, en dehors de la négociation annuelle sur les salaires.

La surcharge de travail des personnels qui restent dans l’entreprise est nuisible : il faut embaucher pour une production de qualité et préserver notre capacité à rebondir dans le futur.

La direction ne doit pas se imposer toujours plus de précarité aux personnels des sous-traitants.

SALTO : toujours plus la productivité

Le projet SALTO (système automatisé de livraison technique des offres) doit moderniser et simplifier le SI, en diminuant le nombre d’outils de production. Selon la Direction, les outils actuels, obsolètes, coûtent très cher à l’entreprise car, lorsque le SI tombe en panne, l’activité s’arrête, et c’est une perte de productivité.

De plus, avec ce nouvel outil, la charge de travail pourra être distribuée de manière dynamique entre les salariés. Selon la direction, l’outil doit améliorer la collaboration entre les USC et faciliter le plan de continuité de l’activité.

Mise en place

Le projet sera présenté au CE de SCE au mois d’octobre ou de novembre.

Phase 1 : L’USC OA, choisie pour la proximité de l’équipe de développement, sera l’entité pilote en novembre 2013. Cette phase permettra de tester plusieurs entités avec des clients réels, et les impacts sur les métiers SAV et SC.

La direction travaillera en collaboration avec le CHSCT de Rennes. CE et CHSCT devraient être informés aux alentours du mois d’octobre.

La phase 2 implique DS2C et servira de test sur les grands volumes. Elle permettra la validation des performances de Salto. Le CHSCT de Toulouse et de CSE seront informés début 2014.


Analyse de la CFE-CGC

Avec les évolutions du SI, il est encore et toujours question d’augmenter la productivité des équipes, avec le risque caché de la suppression de postes et de la délocalisation. Des point sur lesquels nous serons très vigilants.

Projet delivery à DEF

Un important projet Delivery est lancé à DEF et concerne tous les acteurs impliqués : CSO, les UI… Dans chaque DO, des groupes de travail vont être constitués autour d’un pilotage central. Ce projet impacte environ 3800 personnes chez Orange. La direction en serait au stade de la réflexion, et aucune décision ne serait encore prise. D’autres réunions auront lieu avec B. Huver.


Analyse de la CFE-CGC

Encore une fois, l’objectif de la direction – en connait-elle d’autres ? – est de faire des économies et d’intensifier la productivité, autrement dit imposer toujours plus de rendement pour chacun tout en réduisant les équipes. Ce qui nous inquiète, c’est le risque de réduction des postes et l’augmentation de la charge de travail dans un projet qui vise à augmenter la productivité.

La sécurité de l’emploi et une charge de travail raisonnable sont pourtant des critères importants si l’on veut maintenir la qualité de notre production.


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