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Le parquet a demandé le renvoi en correctionnelle des anciens dirigeants de France Télécom après une série de suicides intervenus en 2008 et 2009. C’est le procès de la souffrance au travail dans une grande entreprise qui pourrait avoir lieu.

Quels sont les motifs des poursuites contre les anciens dirigeants de France Télécom ?

Le parquet de Paris a rendu ses réquisitions jeudi 7 juillet, à la suite de l’enquête ouverte après le suicide de plusieurs salariés de France Télécom.

Il a demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel pour harcèlement moral de l’entreprise (devenue Orange) en tant que personne morale, ainsi que de trois de ses anciens dirigeants : l’ex-PDG Didier Lombard, son ancien numéro 2 Louis-Pierre Wenès, et l’ex-responsable des ressources humaines Olivier Barberot.

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Les syndicats de l’entreprise CFE-CGC et SUD, qui ont porté plainte, estiment que l’accusation devrait plutôt retenir l’accusation de « mise en danger de la vie d’autrui » et d’« homicide involontaire ».

L’avocate du groupe Orange, de son côté, a indiqué sur France Info que l’entreprise « conteste avoir mis en place une procédure destinée à déstabiliser les salariés » et donc le lien de cause à effet entre les suicides de collaborateurs et les choix stratégiques de l’entreprise.

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Simple maladresse ? La justice doit dire s’il y a un lien de cause à effet entre ce style de management musclé et les dommages constatés. Face aux enquêteurs, certains cadres ont nié l’existence d’objectifs de réduction d’effectifs. Mais aux yeux du ministère public, il y a bien eu des objectifs de mobilités et de réduction d’effectifs qui ont incité le management intermédiaire à user de méthodes de harcèlement.

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Aujourd’hui, les avocats du groupe Orange appellent à ne pas faire d’un futur procès celui d’un problème sociétal qui dépasse le groupe Orange.

Mais le syndicat CFE-CGC indique de son côté : « Alors que le contexte économique dans lequel nous vivons peut conduire à de nouvelles outrances, il est nécessaire de rappeler que les méthodes mises en œuvre à France Télécom sont dangereuses, improductives et hors la loi. »

Source extrait : La Croix – 7 juillet 2016 – Alain Guillemoles


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