Quelques éléments de la commission restauration.

Dans les RIE et RIA: un total de 515 000 repas est servi dans 111 restaurants, avec une baisse de 9 % du nombre de repas quotidiens et un recul de 8,9 % de la fréquentation sur un an.

Les nombreux projets immobiliers conduits par Orange, visant à regrouper et densifier les équipes, conduisent désormais la majorité des grands sites à partager leurs restaurants avec plusieurs entités.

La Commission constate avec préoccupation une dégradation continue de la satisfaction dans ces établissements. Elle rappelle qu’à l’occasion du bilan 2024, elle demande des informations détaillées sur les actions engagées pour améliorer la qualité des prestations dans les RIE et RIA. Le bilan 2025 n’apporte pas de réponse suffisamment précise. La Commission renouvelle donc officiellement cette demande pour le prochain bilan.

Concernant les titres-restaurant, le taux de satisfaction global atteint 77 % en 2025, contre 72 % en 2024. La dématérialisation du dispositif est saluée par les bénéficiaires, même si le plafond journalier d’utilisation demeure un sujet de mécontentement récurrent. La part des salariés se déclarant très satisfaits recule néanmoins de trois points.

En 2025, 3,13 millions de titres-restaurant sont commandés, soit un volume quasiment identique à celui de 2024, pour une dépense de 21,8 millions d’euros contre 21,6 millions l’année précédente.

Le périmètre mutualisé compte 31 726 bénéficiaires, contre 34 653 en 2024. En moyenne, huit titres sont attribués chaque mois. Les salariés en télétravail régulier représentent 70 % des bénéficiaires et reçoivent 58 % des titres distribués.

Sur le volet des contrôles, 331 régularisations sont réalisées en 2025. Elles portent sur 14 814 titres-restaurant et permettent de récupérer 102 515 euros correspondant à la part financée par le CSE. Il s’agit d’un point nouveau qui traduit un renforcement des contrôles.

Sur le pilotage, la gestion des contrats de restauration collective est renforcée. Le nombre de prestataires est réduit et concentré autour de trois sociétés : Ansamble, MRS et SODEXO. Cette évolution est pilotée par la DDR avec l’appui des achats.

La rationalisation progressive du réseau des RIE se poursuit. Les regroupements sur les campus liés au schéma directeur immobilier complexifient toutefois le suivi de la satisfaction dans les restaurants interentreprises. Certains partenaires rencontrent par ailleurs des difficultés économiques qui compliquent le déploiement de solutions alternatives.

L’équipe de la DDR connaît également plusieurs évolutions avec trois départs en temps partiel senior, deux mobilités, un départ supplémentaire et quatre recrutements.

Concernant les bénéfices directs pour les salariés, les seuils de subvention majorée et majorée plus sont revalorisés au 1er juin 2025. Tous les convives bénéficient d’une hausse de 0,20 euro. La subvention majorée passe de 0,60 à 0,80 euro et la subvention majorée plus de 1,60 à 1,80 euro. Cette dernière concerne les salariés dont la rémunération annuelle brute n’excède pas 42 000 euros, soit environ 2 700 personnes.

Le recours au menu Ardoise progresse fortement. Le taux d’utilisation atteint 2,2 % contre 1,4 % en 2024, soit une hausse de 50 % avec 39 691 menus servis contre 26 389 l’année précédente. Ce menu, proposé à un tarif inférieur de 10 % au prix des trois composantes prises séparément, demeure toutefois insuffisamment connu selon les territoires.

La Commission observe qu’il s’agit de la quatrième année consécutive de progression, ce qui peut traduire une pression croissante sur le pouvoir d’achat des salariés.

Plusieurs évolutions pratiques interviennent également avec l’ouverture de Clic RH à Nous pour les demandes liées aux titres-restaurant, le déploiement de la nouvelle application HUP, la simplification des motifs d’attribution et la réduction de leur nombre.

Entre avril et décembre 2025, 539 demandes sont traitées via Clic RH à Nous avec un taux de satisfaction de 80,6 %. L’application HUP facilite également les démarches des salariés. Une suspension de l’accès au calendrier HUP en cas de déclarations erronées répétées est prévue à partir de 2026.

La Commission relève toutefois plusieurs difficultés ergonomiques sur Clic RH. Les recherches demeurent complexes, notamment pour des situations courantes comme l’invitation d’un conjoint ou d’un enfant. Une simplification de la navigation apparaît nécessaire.

La Commission soulève également la question de l’accès des retraités aux restaurants d’entreprise. La procédure actuelle, qui impose une demande spécifique par courriel pour obtenir une carte propre à chaque restaurant, est peu connue et peu pratique. Une carte unique valable sur l’ensemble des restaurants est demandée.

Le taux de satisfaction est mesuré à partir d’une enquête dont le taux de participation atteint 24 %. Les résultats confirment l’importance de la restauration mutualisée au sein d’Orange.

Le taux de satisfaction global progresse à 77 %, soit sept points de plus qu’en 2024. Trente restaurants obtiennent un taux supérieur ou égal à 80 %, treize atteignent ou dépassent 95 %, tandis que sept restent en dessous de 70 %.

Les principaux critères retenus par les convives sont la proximité du lieu de travail, la variété de l’offre et la qualité des produits.

La Commission se félicite de cette progression, mais rappelle que les résultats restent globalisés et ne permettent pas une analyse détaillée par CSEE. Elle renouvelle sa demande de disposer des résultats établissement par établissement, notamment pour les RIE et RIA relevant d’Orange Innovation.

Concernant précisément les RIE et RIA, le taux de satisfaction atteint 63 %, soit trois points de moins qu’en 2024, confirmant une dégradation continue depuis trois ans. Seuls trois établissements dépassent 80 % de satisfaction tandis que sept enregistrent une baisse significative. Les principaux points forts demeurent l’accueil et la proximité, alors que la qualité des repas reste très variable selon les établissements.

S’agissant du bilan financier, la dotation restauration versée par l’entreprise représente 2,26 % de la masse salariale brute de l’UES Orange. Elle est répartie entre les CSE au prorata des effectifs afin d’assurer une égalité de traitement.

La dotation globale atteint 80,1 millions d’euros pour l’ensemble de l’UES Orange, dont 67,5 millions pour les CSE adhérant au dispositif mutualisé. Elle est calculée sur une masse salariale estimée à 3,554 milliards d’euros pour un effectif moyen de 64 238 salariés.

Par David Nahon


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