La CFE-CGC Orange demande l’application des dispositions légales imposant une Offre Réservée aux Personnels à la suite de la cession de 2,5% du capital par Bpifrance
Une confiance limitée dans l’avenir
En cédant 2,5% du capital d’Orange au cours de 16,57€, Bpifrance prend acte que le cours de bourse d’Orange a atteint un palier qui lui sera difficile de dépasser.
Les résultats depuis l’arrivée de la nouvelle Direction sont décevants : une croissance du CA quasi-nulle en valeur économique réelle et non pas en indicateurs financiers d’apparence flatteuse. Les résultats en Afrique sont surpondérés puisqu’Orange SA n’en possède qu’à peine plus de 50%. La montée récente du cours n’a pour origine que la spéculation autour de l’opération de concentration liée à la découpe de SFR, opération à l’issue plus qu’incertaine – et à laquelle la CFE-CGC Orange s’oppose compte-tenu de son caractère très défavorable à Orange.
La fin d’une situation anormale sur le respect du contrôle d’Orange
De surcroit la cession des 2,5% met fin à la situation baroque voire irrégulière, quant au dépassement des 30% des droits de vote par l’Etat, obligeant au lancement d’une OPA. En effet la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) possède 2% du capital et prétend ne pas être liée par le pacte d’actionnaires entre l’APE (Agence de Participation de l’Etat et Bpifrance (détenue conjointement par l’APE et Bpifrance) tout en faisant des déclarations de franchissement de seuils après de l’AMF conjointement avec Bpifrance. Désormais la sphère publique (APE, CDC, Bpifrance) possède 29% des droits de votes, en dessous du seuil règlementaire des 30%.
Une cession de 0,25% aux personnels obligatoire
Au regard des dispositions légales concernant les entreprises concernées par les processus de privatisation telle que définis par la loi de 1986, la CFE-CGC Orange demande au Conseil d’Administration d’Orange d’organiser à la cession des 10% des titres supplémentaires (0,25% des titres d’Orange, d’un montant de 110 millions d’euros) qui seront cédés par la Bpifrance à la société Orange pour qu’elle les propose dans des conditions préférentielles à ses personnels dans les meilleurs délais. La CFE-CGC Orange a adressé aux membres du Conseil un courrier en ce sens.
L’opportunité de rétablir un peu de justice sociale
La CFE-CGC Orange demande les modalités de cession les plus favorables possibles pour rétablir l’injustice organisée par la Direction Générale qui attribue chaque année 0,15% du capital en actions gratuite (près de 70 millions d’euros) à moins de 1 000 cadres dirigeants, à commencer par les 120 000 actions gratuites (soit 2 millions d’euros) attribuées annuellement à la Directrice Générale sur des objectifs de façon surprenante quasiment toujours atteints contrairement à ceux qui ont conduit à une chute de la participation et de l’intéressement de 41% cette année.
Pour mémoire, les personnels sont le deuxième actionnaire du groupe avec 8% du capital et 14% des droits de vote, dont la quasi-totalité est détenu au travers du FCPE dont la CFE-CGC Orange est la première organisation représentée.
CdP CFE-CGC Orange – ORP suite cession Bpifrance – 2026 07 31