En 2025, l’effectif moyen mensuel de la DO IDF est de 5739 salariés, dont 2303 femmes et 3436 hommes.
425 départs et 50 embauches (hors mobilités internes) sont recensés.
193 accidents sont survenus aux salariés de la DO. 121 accidents du travail ont été déclarés, 71 ont engendré un arrêt de travail. 72 accidents sont des accidents de trajet. A noter que 20 accidents sont survenus à des salariés d’entreprises extérieures (sous-traitance, …).
Les maladies professionnelles restent limitées : 2 ont été reconnues en tant que telles sur les 3 déclarées en 2025 (affections périarticulaires provoquées par la manutention de charges lourdes et par certains gestes et postures de travail).
Le coût indirect (coûts de gestion, de temps passé, report du travail, remplacement de matériel) de ces accidents et maladies est estimé à près de 14 millions d’euros sur l’année.
Sur le plan organisationnel, de nombreux déménagements et réaménagements de sites ont été conduits (Bridge, Jasmin, Noisy, Bagnolet…), accompagnés d’analyses d’impact et d’enquêtes auprès des salariés.
Les Risques Psycho-Sociaux (RPS) constituent un axe prioritaire : l’enquête triennale sur les conditions de travail et stress menée par le cabinet Sécafi a identifié la charge de travail et la coopération entre services comme principaux points de vigilance.
5 salariés (!) ont suivi une formation secourisme, 1 686 ont été formés ou sensibilisés à la mise en œuvre du programme de prévention des risques. Les actions de prévention couvrent le risque routier, l’amiante, les violences externes, les travaux en hauteur et l’ergonomie au poste de travail.
Pour fait saillant sur 2025, un accident grave a eu lieu à Paris sur le site Ségur le 09/10/2025, blessant 3 techniciens en intervention. Cet accident donne lieu à une enquête judiciaire, une enquête interne et une expertise externe qui sont toujours en cours.
En annexes à ce bilan :
- 65% des salariés de la DO IDF perçoivent une part variable liée à la réalisation d’objectifs individuels et collectifs.
- 3275 salariés bénéficient d’un contrat de télétravail, 794 ont eu recours au télétravail occasionnel.
- Baisse de 70% du nombre d’agressions physiques (6 en 2025 vs 22 en 2024, données issues de New Sequoris).
- Augmentation du nombre d’agressions verbales de 47% (266 en 2025 vs 180 en 2024, données issues de New Sequoris), signal préoccupant pour les salariés en contact clients.
Analyse CFE-CGC Orange
Plusieurs objectifs du PAPRIPACT (Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail définissant les actions de prévention nécessaires à réaliser qui doivent agir sur les risques professionnels identifiés) ne sont à nouveau pas atteints et de nombreuses actions ont été reportées sur 2026 (taux de réalisation hétérogène selon les unités).
Pour 2026 les risques principaux à observer restent :
- Les accidents du travail (accidents de trajet principalement et ceux survenus aux salariés extérieurs à l’entreprise, souvent sous-traitants).
- Les risques routiers et ceux liés aux déplacements (vélo, trottinette électrique, …).
- La sécurité lors des interventions (électriques, en hauteur, …) et des travaux spécifiques (amiante, plomb, etc.).
- La gestion du stress, des RPS, des violences internes / externes.
Vos élus CFE-CGC Orange sont fortement mobilisés : 6 dépôts de Danger Grave et Imminent (DGI, situation de travail présentant un risque susceptible de causer, dans un délai rapproché, une atteinte grave à la santé ou à la vie d’un salarié) ont été effectués :
- Accident grave survenu à Ségur – Paris 7ème , point d’information ici.
- Insécurité sur Massalia / Saint-Mauront (Marseille), cliquer ici et ici.
- Organisation des astreintes de l’équipe prestations judiciaires du service Obligations Légales, notre article ici.
- Présence d’amiante à Noisy Capitole (93).
- Répétitions de fortes nuisances Boutique Rue du Havre (Paris 8ème).
Quant aux données concernant les agressions verbales, elles sont forcément minorées du fait que l’outil New Sequoris permettant de les signaler n’était pas déployé sur la totalité des directions IDF en 2025 et qu’il n’a pas été forcément utilisé par les salariés.
La charge de travail reste mal prise en compte, les embauches ne couvrant pas suffisamment les départs et les pseudo solutions digitales ne compenseront jamais complétement l’humain. L’enquête du Comité National de Prévention du Stress (CNPS) est éloquente : depuis 2012, les salariés déclarent subir une augmentation de la charge de travail.
A l’unanimité, l’ensemble des élus a rendu un avis défavorable à ce bilan.