Le projet présenté vise à regrouper l’ensemble des équipes du GSP France de la DO Nord sur le site d’Orange Grand Stade, conformément au schéma directeur immobilier. La Direction justifie ce projet par la volonté d’offrir un environnement de travail plus favorable, de rompre l’isolement des équipes et de renforcer leur employabilité à long terme. Ce regroupement s’inscrit également dans une logique de centralisation des activités supports sur un même site.
Les équipes de Villeneuve-d’Ascq sont peu impactées par cette évolution et y voient un intérêt en termes de travail collectif. En revanche, la situation des trois salariées du site de Saint-Omer est plus sensible. Ce site ne compte désormais plus que trois collaboratrices et le départ à la retraite du manager, prévu dans un an, entraînera l’absence de management de proximité.
Par ailleurs, les locaux actuels présentent des conditions de travail devenues peu adaptées (bâtiment vieillissant, contraintes de sécurité, etc.).
La Direction reconnaît l’impact du projet sur les temps de trajet des salariées de Saint-Omer et le risque de dégradation de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Afin d’accompagner cette évolution, plusieurs mesures ont été proposées et validées par la Direction. Elles comprennent la possibilité de télétravailler jusqu’à quatre jours par semaine (en combinant télétravail régulier et occasionnel), un aménagement des horaires le jour de présence sur site avec une plage de présence comprise entre 10 h et 16 h, sans compensation horaire, ainsi que l’application des dispositifs
d’accompagnement prévus dans le cadre des mobilités.
En complément de ces mesures, la Direction a confirmé qu’un avenant au contrat de travail sera proposé aux salariées de Saint-Omer afin de formaliser les nouvelles modalités d’organisation liées à ce regroupement.
Enfin, la Direction a réaffirmé son refus de recourir à une solution de coworking local, estimant que celle-ci ne permettrait pas une intégration suffisante des salariées à la vie collective de l’entreprise.
Analyse de la CFE-CGC
Les élus CFE-CGC prennent acte des objectifs présentés par la Direction, mais soulignent que ce projet entraîne des conséquences importantes pour les salariées de Saint-Omer, notamment en raison de l’allongement des temps de trajet et de son impact sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Ils prennent acte des mesures validées par la Direction, notamment la mise en place d’un télétravail pouvant aller jusqu’à quatre jours par semaine, l’aménagement des horaires de présence sur site ainsi que la formalisation de ces nouvelles modalités par un avenant au contrat de travail des salariées concernées. Ces mesures permettent d’atténuer les effets du projet sans toutefois en compenser pleinement les conséquences.
Les élus CFE-CGC veilleront à ce que les aspects contractuels liés à cette mobilité, ainsi que l’ensemble des engagements pris par la Direction, soient pleinement respectés et suivis dans leur mise en œuvre.
Enfin, préoccupés par les risques psychosociaux que cette réorganisation pourrait engendrer, les élus CFE-CGC alertent la Direction et lui demandent d’être particulièrement attentive à la situation des salariées concernées. Les échanges avec la médecine du travail se poursuivent et feront l’objet d’un suivi attentif.