« Ma carrière a pris fin »

… »Les jeunes cadres entrent chez France Télécom avec l’image rassurante d’un groupe paternaliste, explique Olivier de Lannurien, 36 ans, délégué syndical CFE-CGC/UNSA et élu au comité d’entreprise de l’opérateur. Mais depuis quelques années, l’entreprise cherche à réduire sa masse salariale. Comme elle n’y parvient pas, elle met la pression aux cadres pour obtenir des résultats. »

En tant que cadre, il a lui-même fait les frais des pressions souvent « insidieuses » de la direction. Car, en 2008, France Télécom lui a imposé une baisse de 30 % de sa rémunération annuelle : « J’ai refusé et ma carrière a pris fin. » Olivier de Lannurien s’est alors lancé à corps perdu dans le syndicalisme, qu’il perçoit comme une activité « palliative ».

Pour d’autres, la pression est trop forte et la déception trop grande. Ils préfèrent alors tout plaquer, se construire une nouvelle vie…

Extrait : Le Monde Economie – 19 oct 2009 – Audrey Garric

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