Fiche pratique RSE : 10 chiffres clés du numérique
C’est ce que préconise une note de la Fédération Française des Télécoms (FFT, regroupant 16 opérateurs présents en France, dont Orange, mais pas Free) au gouvernement et à l’Arcep, relayée par Les Échos.
L’argumentation s’appuie sur la sobriété énergétique, ce qui peut étonner : la 5G a été présentée comme moins énergivore que les précédentes générations de télécommunications mobiles.

Cependant, selon une étude de l’Arcep, « avec le déploiement de la 5G, les gains en efficacité énergétique dans les zones plus densément peuplées sont effectifs à partir de 2023 et manifestes à horizon 2028 ; ils sont nettement plus modestes en zones moins denses », où « dans un premier temps, le déploiement de la 5G […] engendre une augmentation de la consommation énergétique ».
Des conclusions logiques : la 5G est déployée en sus des 2G, 3G et 4G. En zone dense, où le réseau 4G est parfois saturé, ajouter des équipements plus efficients semble donc pertinent, et le gain d’efficacité énergétique au Ko transporté permet en principe de bénéficier des gains énergétiques promis par la 5G.
En zone rurale, la priorité reste la couverture. La complétude du « New Deal Mobile » est prévue en 4G. On peut regretter que le régulateur n’ait organisé ni l’extinction des 2G/3G, ni une mutualisation des réseaux entre les opérateurs, qui aurait optimisé simultanément les coûts, la couverture et l’empreinte carbone.
Notons qu’en l’état actuel des choses, l’expérience d’usage n’est pas fondamentalement différente entre 4G et 5G : la 5G est aujourd’hui déployée en NSA (Non Stand Alone), qui n’offre pas l’accès à toutes ses fonctionnalités.
On peut enfin se poser la question d’un usage raisonné des télécommunications : dans un monde bas carbone, que voulons-nous vraiment faire avec nos téléphones et quelles technologies sont vraiment utiles au bien commun ? Cela mérite certainement un débat citoyen approfondi.
Quant à penser qu’au travers de cette démarche, les opérateurs veulent seulement économiser sur leurs investissements, ne serait-ce pas vraiment trop mesquin ?
Extrait de la Lettre Comprendre & Agir RSE #1/2023.

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