Les partenaires sociaux ont décidé de démarrer une négociation sur la pénibilité. Elle se fait dans un contexte législatif particulier et limitatif.

En France la réforme des retraites repose sur l’allongement de la durée d’activité, ainsi la prévention de la pénibilité au travail a été choisie par le législateur comme un des moyens efficaces pour y parvenir, cependant…

Pénibilité physique : le législateur n’a pris en compte que ce type de pénibilité, les contraintes physiques : manutention de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, environnement agressif (bruit, température extrème, milieu hyperbare), les contraintes liées au rythme de travail (comme le travail de nuit). Mais pour ce qui est du stress, des risques psychosociaux (qui sont pour partie certes liés aux risques physiques), le législateur ne les a pas pris en compte. Pourtant cette pénibilité est  bien celle que nous connaissons avant tout chez France Telecom, c’est bien celle qui produit tant de souffrances dans de très nombreuses entreprises aujourd’hui. Le législateur a donc exclu la pénibilité psychique, ce qui est un comble.

Les entreprises concernées en France par cette négociation : ce sont celles qui emploient au moins 50 salariés, et pour l’obligation de négocier, celles dont au moins 50% de l’effectif est exposé aux facteurs de pénibilité…  Ainsi presque toutes les entreprises y échapperaient potentiellement ! En effet avec ce type de seuil quasiment toutes les entreprises pourront passer au travers de la loi. En l’état, le texte n’aurait donc aucun impact sur la pénibilité et ses conséquences.

A France Telecom : les partenaires sociaux ont décidé d’y aller, c’est déjà positif. Sur le contenu nous serons vigilants, et nous avons exigé un volet sur la pénibilité psychique (même si le législateur ne l’a pas prévu). Dans les faits, les premières réunions démarrent, le premier sujet qui sera négocié est celui du travail de nuit, car il y a des grèves dans ce secteur d’activité malmené à France Telecom.


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