
IA, cybersécurité, reconversions, métiers de demain… Les ambitions affichées par l’employeur en matière de formation sont fortes : plus d’un million d’heures par an en France, un taux d’accès proche de 100 %. Mais ce taux mélange une sensibilisation de vingt minutes et une reconversion de plusieurs mois menant à une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et reconnue par l’état. Derrière l’indicateur global, impossible de savoir combien de personnels acquièrent réellement une compétence nouvelle, obtiennent une certification reconnue ou préparent une mobilité.
Deux exemples suffisent à mesurer l’écart entre l’affichage et la réalité du terrain.
La VAE, grande absente des bilans. Aucune VAE réalisée ou obtenue ne remonte à la connaissance de l’employeur. À titre d’ordre de grandeur, les statistiques nationales 2024 appliquées aux effectifs d’Orange France représenteraient une cinquantaine de passages devant un jury par an. Entre cet ordre de grandeur et zéro remontée dans les données présentées, il y a matière à s’interroger d’autant que des personnels se voient encore répondre qu’« une VAE, ce n’est pas un diplôme ». C’est faux.
Le CEP, un dispositif ignoré. Douze ans après sa création, 87 % des personnels interrogés lors d’une réunion sur la formation ne connaissaient pas le CEP (Conseil en évolution professionnel), pourtant gratuit, confidentiel et extérieur à l’employeur.
La CFE-CGC Orange interpelle Vincent Lecerf, Directeur Exécutif en charge des Ressources Humaines du Groupe, sur l’effectivité réelle de sa politique de formation : budgets, volumes, VAE, CEP, refus non tracés, reconversions.
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