<p> 1989 : chute du mur de Berlin. Le capitalisme financier gagne peu à peu la bataille idéologique et le monde de l’entreprise change. Les actionnaires peuvent désormais choisir des dirigeants qui défendent exclusivement leurs intérêts.Jusque là, les dirigeants étaient des médiateurs : aux côtés des salariés et face aux actionnaires, ils défendaient un projet d’entreprise. Depuis, bonus et stock-options – distribués chez France Télécom à environ 800 hauts dirigeants – ont largement contribué à un pilotage au profit d’actionnaires qui exigent, à court terme et contre toute raison, une rentabilité exorbitante. </p> <p> Nous en vivons les effets délétères : réduction drastique des coûts, compressions de personnel, et pour ceux qui restent, rationalisation des tâches à outrance, salariés interchangeables sommés d’être immédiatement opérationnels quel que soit le poste sur lequel on les nomme. </p> <p> Chez France Télécom, l’analyse des derniers résultats est sans appel : pour continuer à augmenter la rentabilité du capital et offrir un niveau de dividende toujours supérieur, la seule variable d’ajustement, c’est le personnel. France Télécom est malheureusement emblématique des dégâts produits par le capitalisme financier et sa vision de court terme. </p> <p> <b><br /> </b> </p>

