Un bilan alternance exemplaire, mais l’emploi reste le défi majeur
Si l’alternance reste un vrai point fort de la DORM, comme le montre le bilan 2025, la situation de l’emploi continue de présenter des difficultés récurrentes.
Alternance : le bilan 2025 est très positif. Les 56 alternants et contrats de professionnalisation représentent 7,1 % des effectifs du périmètre CSE (7,2 % en 2024). Ce taux dépasse l’obligation réglementaire à 5 % et celui d’Orange SA (5,4 %).
Temps partiel : Il reste stable (57 salariés). Hors dispositifs seniors, 19 salariés sont à temps partiel, surtout des non‑cadres en domaines Client et Support. Les mobilités diminuent : 23 passages vers le temps partiel, 21 vers le temps plein.
La commission s’inquiète de la baisse du temps partiel, du manque de transparence sur les refus et des dissuasions verbales. Elle recommande aux personnels de faire systématiquement une demande écrite pour garantir un traitement clair et conforme au cadre réglementaire.
Emploi : le constat reste paradoxal. L’entreprise montre une forte capacité d’adaptation, mais celle‑ci est fragilisée par des problèmes persistants d’attractivité, de mobilité interne, de reconnaissance et de lisibilité des parcours professionnels.
L’enjeu majeur pour 2026 est donc de transformer cette adaptation des métiers en véritables parcours professionnels, en associant formation, reconnaissance, mobilité, attractivité et qualité de vie au travail.
La Commission appelle à passer d’une logique de compensation des difficultés à une logique d’anticipation et de développement durable des compétences et des effectifs, en tenant compte des réalités territoriales.
Analyse de la CFE-CGC
Le bilan de l’alternance est très positif : la CFE‑CGC salue une dynamique qui dépasse les obligations réglementaires et montre un réel engagement en faveur de l’emploi des jeunes.
En revanche, l’emploi dans son ensemble reste plus préoccupant, avec des difficultés persistantes d’attractivité, de mobilité interne, de reconnaissance des compétences et de lisibilité des parcours professionnels. Nous regrettons aussi le manque de transparence sur le recours à la sous‑traitance, totalement absent du dossier.
Pour 2026, nous attendons que cette dynamique se traduise par des emplois durables, des parcours professionnels plus clairs et une véritable anticipation des besoins en compétences, adaptée aux réalités de nos territoires.
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