accès direct à l’article complet

L’opérateur organise des entretiens d’information destinés aux salariés de 55 ans et plus pour leur permettre de choisir parmi les formules de temps partiel du dernier accord seniors.

Un « choc démographique », tel est le risque à moyen terme pour France Télécom-Orange, selon son DRH, Bruno Mettling. D’ici à 2020, 30 000 seniors, soit un tiers des effectifs, auront quitté l’entreprise, a-t-il indiqué lors de la présentation à la presse du nouvel accord seniors du groupe, en janvier dernier.
Le texte, signé par quatre des cinq organisations syndicales représentatives (lire Entreprise & Carrières n° 1126), devrait permettre « de lisser les départs à la retraite », en aménageant le temps de travail des seniors.

Dans le prolongement du précédent accord de novembre 2009, il introduit notamment deux nouveaux temps partiels seniors (TPS) pour les salariés désireux de prendre leur retraite entre 2018 et 2020. Ces formules, l’une à 50 % sur trois ans, l’autre à 60 % sur cinq ans, incluent une « sur-rémunération » et une prise en charge intégrale des compléments de cotisation retraite par l’employeur.
En parallèle, le nouveau texte reconduit les entretiens Cap seniors, destinés à informer les salariés de 55 ans et plus sur les aménagements possibles de leur fin de carrière. L’occasion, pour eux, de se renseigner sur les TPS, leur possible date de départ à la retraite ou encore le rachat éventuel de trimestres.

…/…

« Le battage autour de cet accord a été très fort. Pourtant, il s’agit d’un texte a minima qui ne propose que peu de perspectives de carrière pour les seniors, regrette quant à lui Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC/Unsa de France Télécom-Orange.

L’avenir des salariés qui restent n’est pas très enthousiasmant. » Le syndicat juge également insuffisante la contrepartie en création d’emplois pour limiter les risques de dégradation des conditions de travail dans les équipes concernées par les temps partiels. La direction prévoit en effet l’embauche de 4 000 salariés en CDI entre 2013 et 2015 contre 10 000 départs à la retraite sur la même période. De quoi amortir, en partie seulement, le « choc démographique » à venir.

Extrait : Blog de José Garcia Lopez – 7 février 2013


Articles complémentaires

  1. L’élection des CAP conditionne votre représentation Au Conseil des Questions Statutaires d’Orange (CQSO) Le Conseil des Questions Statutaires est capital : la Direction rédige elle-même les décrets qui s’appliquent aux fonctionnaires de l’entreprise, avant validation par le Ministère. La CFE-CGC et la CFTC dénoncent ce fonctionnement, qui constitue une atteinte à un principe fondamental du droit : nul ne devrait être à la […]
  2. Sécuriser les parcours professionnels, les carrières, les rémunérations et la retraite Réforme indiciaire 2020 : un goût d’inachevé Les mesures indiciaires et d’amélioration des fins de carrière pour les fonctionnaires d’Orange ont été mises en place en décembre 2020, un an après la Fonction Publique d’État… et en laissant de côté les statuts de fonction (IV.3 et au-delà). La CFE-CGC Orange et la CFTC continuent de se […]
  3. Garantir les droits afférents au statut des fonctionnaires La CFE-CGC et la CFTC défendent le maintien des dispositions prévues par la loi de 2003, qui garantit à l’ensemble des fonctionnaires d’Orange qu’ils et elles garderont leur statut jusqu’à la fin de leur activité.
  4. Discrimination des fonctionnaires d’Orange dans l’accès au Compte Personnel de Formation (CPF) La CFE-CGC Orange écrit à Madame la Ministre du Travail, et à Messieurs les Ministres de l’Economie et des Finances et de l’Action et des Comptes Publics La « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 05 septembre 2018, qui a pour ambition une nouvelle société de compétences, réforme la formation professionnelle en promettant, […]
  5. Fonctionnaires et salarié-e-s sous la même couverture ! Depuis 2001, en termes de complémentaire santé, la situation des salarié-e-s d’Orange est meilleure que celle des fonctionnaires : les premiers bénéficient d’un contrat collectif obligatoire, dont 60% des cotisations sont pris en charge par l’entreprise ; les seconds, s’ils le souhaitent, s’assurent individuellement et payent 100% des cotisations, moins l’aide forfaitaire de 450 € bruts annuels introduite en février 2015. Cette différence de traitement touche à sa fin, grâce à la ténacité de la CFE-CGC Orange : à compter du 1er janvier 2018, tous les personnels bénéficieront des mêmes garanties. tract_complémentaire_santé_octobre2017.pdf

À la Une

Incendies en Nouvelle-Aquitaine : quand le paritarisme apporte des réponses concrètes aux salariés

  • CIT LOGEMENT

Alors que les incendies qui ravagent actuellement la Gironde et les Landes bouleversent la vie de nombreuses familles, Action Logement a activé un dispositif d’urgence exceptionnel pour accompagner les salariés sinistrés. Fidèle à sa mission d’utilité sociale, le Groupe mobilise immédiatement ses équipes afin de proposer un diagnostic personnalisé, des aides financières pour faire face aux premières dépenses, […]