Rappel : dispositions mises en œuvre suite au protocole gouvernemental ; grandes lignes au 01/09/2020

Reprise de l’ensemble des activités de l’UES Orange sur site dans le cadre du respect des mesures de prévention du Plan de Reprise d’Activité (PRA).

Avec possibilité de recours au télétravail :

  • Télétravail régulier ou occasionnel conformément aux dispositions de l’accord de télétravail, pour les activités éligibles au télétravail, qui par nature ne nécessitent pas d’être exercées dans les locaux de l’entreprise ou sur site, sur validation managériale en fonction des nécessités de service,
  • Dispositif exceptionnel prévu pour les « personnes fragiles »,
  • Télétravail occasionnel « élargi » pour tenir compte du contexte de crise sanitaire (écoles, transports….), pour les salariés qui le souhaitent jusqu’à deux jours par semaine, dispositif mis en place jusqu’au 31 décembre 2020,
  • pour les activités éligibles au télétravail, activités qui par nature ne nécessitent pas d’être exercées dans les locaux de l’entreprise ou sur site,
  • sur validation managériale en fonction des nécessités de service, avec recours à l’application Télétravail Occasionnel.

Maintien des dispositions mises en oeuvre au sein de l’UES Orange dans le cadre du Plan de Reprise d’Activité (PRA) « assoupli » en Etape 3 au mois de juin.

Mise en oeuvre dans le cadre du PRA des dispositions additionnelles suivantes :

  • port du masque obligatoire en salle de réunion,
  • port du masque systématique en « open spaces » et bureaux partagés en conformité aves les consignes gouvernementales.

Position de la CFE-CGC Orange

La CFE-CGC a souhaité revenir sur le process mis en œuvre pour protéger les salariés dans le cadre du Covid au travers d’exemples terrain, afin de pointer certains dysfonctionnements, d’alerter les interlocuteurs et obtenir leur réponses.

Exemple d’un salarié qui a participé à une réunion le 16 Septembre, dans une salle respectant le protocole sanitaire. Il a ensuite déjeuné avec un certain nombre de ses collègues (donc sans masque) et passé l’après-midi à travailler dans le respect du protocole sanitaire ; travail entrecoupé de pauses café, (donc sans masque !).

Le soir même il apprend que son épouse est malade, son médecin suspecte le COVID. Notre salarié en informe son manager et sa RH dès le 17 et se met en « septaine ».

Le 24 Septembre, soit 7 jour après que le salarié s’est déclaré auprès de l’entreprise,  il est appelé par le médecin du travail qui lui demande de remplir une fiche listant les cas contacts. Les médecins du travail ont pris contact avec les salariés déterminés comme cas contacts du 16/09 le Vendredi 25/09 dans l’après-midi.

Il s’est donc passé 8 jours entre l’information qu’à donné le salarié de son contact avec le COVID, et l’information et la mise en septaine des collègues qui l’ont côtoyé. 8 jours pendant lesquels chacun a vaqué à ses occupations, personnelles, professionnelles. 8 jours pendant lesquels chacun a pu avoir de nombreux contacts, dont peut être certains en situation de fragilité et qu’ils ont potentiellement mis en danger !

Il est plus que surprenant que dans notre entreprise autant de temps soit pris pour traiter un cas covid et les cas contacts !

Autre exemple : plusieurs salariés d’un site ont été testés positifs à la COVID-19, tous positionnés au même espace.  

De façon systématique, assurance est donnée que :

1.  Le médecin du travail a été informé afin d’évaluer le niveau de risque ;

2.  Un rappel est fait des moyens de prévention et de la conduite à tenir en cas de suspicion et de cas avéré à l’ensemble des salariés ;

3. Le nettoyage approfondi de toute la partie concernée espaces, sanitaires, salles de pauses et autres points de rencontre est effectué ;

Depuis le 24 septembre, il est également indiqué dans le message adressé aux Représentants du Personnel, que l’ensemble des salariés travaillant sur cette zone restent en télétravail 7 jours durant.

Or, nous avons pu constater que :

  • Le 24 septembre à midi, des salariés étaient présents dans les espaces concernés : ils n’avaient pas connaissance d’une mise en télétravail pour 7 jours ni d’une fermeture de l’espace pour un nettoyage approfondi.
  • Un espace de restauration rapide (ne disposant pas de fenêtre ouvrable pour en permettre l’aération), situé à l’entrée de la zone de travail et qui constitue une zone de passage/croisement,  est resté ouvert ;
  • Aucune information n’avait été adressée aux salariés habituellement positionnés sur l’espace « flex-desk » et en l’absence de consignes plus strictes, certains managers ont pris l’initiative de proposer à leurs collaborateurs un télétravail jusqu’à lundi 28 septembre.

Nous ne pouvons donc que nous interroger sur l’efficacité des mesures prises et rappeler qu’en matière de prévention et de santé des salariés, l’employeur a une obligation de résultats.

Les mesures d’hygiène et de distanciation physique, mais également l’organisation du travail et des espaces de travail ont pour rôle essentiel de réduire au maximum le risque de contamination en supprimant les circonstances d’exposition.

A date, nous avons des doutes sur le respect du protocole de dé confinement pour les entreprises, actualisé au 17 septembre 2020, notamment sur la partie relative à la gestion des flux de personnes pour limiter le risque d’affluence, et à la concentration/densité des personnels afin de faciliter le respect de la distanciation physique.

Rappelons également que lors de notre dernière séance, la CFE-CGC avait demandé communication d’un certain nombre d’indicateurs pour permettre le suivi de la COVID 19 dans notre entreprise, dont :

  • Un bilan du retour sur site à compter du 1er Septembre avec notamment :
  • le nombre de cas Covid identifiés depuis le 1er Septembre ( cas signalés, cas positifs),
  • déclinés par sites, périmètres et nombre de salariés concernés ( dont ceux mis en quatorzaine)…

… par exemple via une carte des cas COVID.

Aucune suite n’a été donnée par l’entreprise, et nous avançons à l’aveugle sur ce dossier !


Articles complémentaires

  1. Alerte sur le déploiement de Salesforce et dysfonctionnements dans la gouvernance des projets métiers En 2025, l’entreprise avait annoncé que Salesforce remplacerait l’outil Mercure en tant que système de gestion de la relation client (CRM). À cette occasion, la Direction Pro-PME et la Direction du Système d’Information (DSI) avaient sollicité chaque métier pour élaborer un cahier des charges rigoureux, destiné à prendre en compte les besoins terrain spécifiques de […]
  2. Un CSE Extraordinaire obtenu par la CFE-CGC suite aux incendies en Gironde et dans les Landes À la demande de la CFE-CGC, un CSE extraordinaire s’est tenu ce jeudi 30 juillet pour faire le point sur la gestion de la crise des feux de forêt qui touchent la Gironde et les Landes. Plus de 1 100 salariés de la DO Grand Sud-Ouest sont concernés. Voici ce qu’il faut retenir des échanges, […]
  3. L’ESSENTIEL DU CSEE DO IDF DE JUILLET 2026 Au sommaire de l’Essentiel du CSEE de la DO Île-de-France des 22 et 23 juillet 2026 : Politique sociale, emploi et conditions de travail : bilan 2025 emploi, perspectives et compétences  Pôle Obligations Légales de Paris : dénonciation d’usage et mise en conformité des déclarations des heures et périodes d’astreinte Recrutement d’un préventeur au sein […]
  4. POLITIQUE SOCIALE, EMPLOI ET CONDITIONS DE TRAVAIL : BILAN 2025 EMPLOI, PERSPECTIVES ET COMPÉTENCES Information En 2025, les effectifs en CDI ont diminué de 7.9 %, soit une perte nette de 513 postes par rapport à 2024. Cette baisse s’explique par un volume important de départs de l’entreprise (392 au total, dont 348 départs à la retraite) qui ne sont pas remplacés. On observe par ailleurs un net ralentissement […]
  5. PÔLE OBLIGATIONS LÉGALES DE PARIS : DÉNONCIATION D’USAGE ET MISE EN CONFORMITÉ DES DÉCLARATIONS DES HEURES ET PÉRIODES D’ASTREINTE Information Le Pôle Obligations Légales couvre le traitement des réquisitions judiciaires (Police, Gendarmerie), des demandes de Sauvegarde de la Vie Humaine (SVH), des demandes administratives (droits de communication impôts, douanes…) et des demandes civiles (avocats). 13 salariés (12 femmes et 1 homme) y sont rattachés. Les demandes estimées urgentes par les autorités (SVH, urgences judiciaires […]

À la Une

Incendies en Nouvelle-Aquitaine : quand le paritarisme apporte des réponses concrètes aux salariés

  • CIT LOGEMENT

Alors que les incendies qui ravagent actuellement la Gironde et les Landes bouleversent la vie de nombreuses familles, Action Logement a activé un dispositif d’urgence exceptionnel pour accompagner les salariés sinistrés. Fidèle à sa mission d’utilité sociale, le Groupe mobilise immédiatement ses équipes afin de proposer un diagnostic personnalisé, des aides financières pour faire face aux premières dépenses, […]