<p> <strong>L'ancien monopole du téléphone a imposé à ses salariés une mutation sans précédent.</strong> </p> <p> <strong>France Telecom est devenu un "champion" de la convergence numérique grâce à un énorme effort d'adaptation de ses salariés fonctionnaires comme contractuels. Une" révolution humaine inédite pour une grande entreprise française, menée sans explosion sociale, non mais sans douleur.</strong> </p> <p> Il y a un peu plus de dix ans l'opérateur historique entamait sa mue.. C'était le 1° janvier 1997. L'ancien monopole du téléphone, constitué 5 ans plus tôt en établissement public baptisé "Franc Telecom", devenait "une entreprise nationale". Héritier de la Direction générale des Postes et Télécommunications (DGPT), France Telecom employait à l'époque 165200 salariés, dont bien plus des trois-quarts étaient fonctionnaires. Nommé président de l'établissement public en septembre 1995, puis Pdg de France Telecom en janvier 1997, Michel Bon avait convaincu le premier ministre Alain Juppé de garantir ce statut, évitant ainsi explosion sociale, grèvesdures ou même "grand soir. </p> <p> Quand il partira, en octobre 2002, accusé de tous les maux- déficit, surendettement, surreffectifs- politiques et journalistes omettront de mentionner qu'il avait réussi à faire d'une administration publique dépassée un "champion" multinationnal, opérateur mobile et fournisseur d'accès internet. D'ailleurs, le groupe sehissera par la suite au cinquième rang mondial des opérateurs télécoms.Au prix d'une véritable révolution humaine puisque, aujourd'hui, à peine plus du tiers de ses 190000 salariés sont fonctionnaires... </p>

