Pourquoi donner une voix féminine aux assistants vocaux n’est pas anecdotique

  • Hélène MARCY

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Photo : geralt via Pixabay

En 2014, Amazon appelait son service vocal Alexa. Les autres GAFA ont suivi le mouvement : Siri d’Apple, Cortana de Microsoft et l’assistant Google sont tous programmés par défaut sur une voix féminine. Autant de révélateurs de la transcription des stéréotypes sexistes dans les nouvelles technologies.

On entend souvent que les personnes, hommes comme femmes, interagiraient mieux face à une voix féminine, et ce simple préjugé a motivé le choix de GAFA et bien d’autres acteurs. Cela pose la question : est-ce naturel ou s’agit-il de normes culturelles ?

[…]

Il faut d’abord faire prendre conscience de l’impact des préjugés, conscients et inconscients, sur l’intelligence artificielle. Pour cela, les programmes doivent être capables de reconnaitre et corriger les préjugés insérés dans leurs lignes de code et les données avec lesquelles il les a nourris. Ensuite, il faut former les codeurs à reconnaitre leurs propres préjugés afin qu’ils ne les perpétuent pas à travers leurs logiciels.

Aujourd’hui, seulement 6,7 % des femmes poursuivent leur carrière dans le secteur des nouvelles technologies. Il est important de les soutenir afin d’en attirer avantage et de démontrer leur capacité à travailler et réussir dans ces métiers.

Lire l’article de Tara O’Sullivan dans Les Echos / Le Cercle – 23/08/2018

La réflexion est pertinente : les technologies ne sont pas neutres, et les femmes sont trop peu présentes dans leur développement. Il importe donc de concentrer nos efforts pour équilibrer les effectifs dans toutes les entreprises de nouvelles technologies. Soutenons toutes les filles susceptibles d’entrer dans ces filières, c’est un enjeu d’égalité professionnelle… et peut-être de civilisation !


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