Procès France Télécom, jour 19 : « Je ne suis pas d’accord avec le mot souffrance »

  • François BRESSY

wenes 062019

Photo : Lionel Bonaventure / AFP

La 19ème journée d’audience de ce jeudi 6 juin a mis en lumière le fossé entre la perception de la direction de France Télécom concernant la souffrance au travail de ses salariés et le mal-être ressenti concrètement à l’époque par nombre d’entre eux.

Louis-Pierre Wenes, n°2 de l’entreprise, s’est beaucoup exprimé – Didier Lombard s’affirmant peu concerné par ces questions, « polarisé pour qu’on ne retombe pas dans la dette ». Il a notamment mis en avant l’enquête « Ecoute salariés », diligentée par la direction, dans laquelle une large majorité des collaborateurs se disaient satisfaits de leurs conditions de travail. Le rapport du cabinet spécialisé Technologia, qui pointe, à l’inverse, une situation alarmante ? Biaisé ! L’accès au site web de l’Observatoire du stress, lancé par les syndicats CFE-CGC et SUD, et qui sonde les salariés sur les risques psychosociaux ? Bloqué, « car il ne présente pas, a priori, un intérêt professionnel » ! Les rapports du CHSCT et des inspecteurs du travail ? Ignorés.

De quoi permettre à Louis-Pierre Wenes d’affirmer que ses actions de la direction de l’époque allaient « dans le bon sens » et, même, de s’indigner : « je ne suis pas d’accord avec le mot souffrance ! On a fait des choses à un moment donné ! »

Plus d’informations dans 20 Minutes – Hélène Sergent – 06/06/2019


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