L’annulation du projet d’accord groupe GPEC 2006, n’a pas donné lieu à reprise des négociations, contrairement aux demandes répétées de la CFE-CGC. La direction a préféré présenter au CCE des 8 et 9 juin un projet de décision unilatérale, simple coupé-collé du projet d’accord précédent qui reprend à l’identique l’essentiel des dispositions proposées antérieurement, pour ne supprimer que les paragraphes d’explication qui alourdissaient la rédaction. De ce fait d’ailleurs, le texte est plus lisible et sa regrettable philosophie n’en apparaît que plus clairement. Seule mesure significativement positive : la limitation des mobilités au bassin d’ emploi des DR, pour les niveaux A à D (le bassin d’emploi reste la France pour le niveau E).  Les limites du projet de décision Il ne contient aucune mesure en faveur du développement et du maintien des emplois, ni en national ni en local. Il ne contient aucune mesure protégeant la vie familiale et personnelle du salarié : les mobilités sont d’office et le maintien du cadre de vie n’est pas reconnu comme facteur de décision contractuel.  L’ensemble du projet, enfin, est sous-tendu par une mesure fondamentale et ses deux corollaires: Toute décision de formation ou de mobilité est soumise à la validation du manager immédiat. Il n’existe aucune procédure de contrôle externe des décisions managériales, non plus qu’il n’y a d’ obligation d’engagement dans la durée des décisions managériales et prises de poste (sauf concernant les "parcours professionnels" décidés par l’entreprise). La « philosophie » du projet de décision  Dans une entreprise qui remplace la fonction RH par des applicatifs et donne au manager immédiat tout pouvoir en matière de gestion du personnel, dans une entreprise qui pratique la réorganisation permanente et change régulièrement son management et ses objectifs, ces mesures ont pour conséquence :     d’empêcher la gestion à long terme des évolutions professionnelles : Elles vident de sa substance le discours sur la gestion prévisionnelle des emplois, et contredisent celui sur "le projet professionnel", limité de fait au "parcours professionnel", (i.e. la formation et la mobilité vers les métiers « stratégiques ou prioritaires » pour l’entreprise à l’instant de la prise de décision.)     d’empêcher le salarié de devenir "acteur de son évolution professionnelle" : Quand l’initiative vient du salarié, ne sont proposés que les dispositifs légaux ou soumis à l’ acceptation du manager immédiat, quand la loi n’oblige pas leur application automatique.  Ce projet de décision est "irresponsable" et destructeur de valeur sur le long terme ! Encore une fois, l’entreprise dit ce qu’elle ne fait pas, et fait ce qu’elle ne dit pas ! Mais encore une fois, notre vigilance sera sans faille !


Articles complémentaires

  1. L’ESSENTIEL DU CSEE DO IDF DE JUILLET 2026 Au sommaire de l’Essentiel du CSEE de la DO Île-de-France des 22 et 23 juillet 2026 : Politique sociale, emploi et conditions de travail : bilan 2025 emploi, perspectives et compétences  Pôle Obligations Légales de Paris : dénonciation d’usage et mise en conformité des déclarations des heures et périodes d’astreinte Recrutement d’un préventeur au sein […]
  2. POLITIQUE SOCIALE, EMPLOI ET CONDITIONS DE TRAVAIL : BILAN 2025 EMPLOI, PERSPECTIVES ET COMPÉTENCES Information En 2025, les effectifs en CDI ont diminué de 7.9 %, soit une perte nette de 513 postes par rapport à 2024. Cette baisse s’explique par un volume important de départs de l’entreprise (392 au total, dont 348 départs à la retraite) qui ne sont pas remplacés. On observe par ailleurs un net ralentissement […]
  3. L’essentiel du CSE de la DO GSE du mois de Juin 2026 Découvrez l’essentiel du CSE de la DO GSE du mois de juin 2026, avec au sommaire : Boutique de St-Etienne Monthieu : derrière les nouveaux horaires, quel impact réel? Rapport Annuel de l’Emploi 2025 : derrière les chiffres, quelles réalité pour les personnels Climatisation l’été, chauffage l’hiver : les personnels ne doivent plus subir l’impréparation […]
  4. Rapport Annuel de l’Emploi 2025 : derrière les chiffres, quelles réalité pour les personnels Ce que dit le bilan : ▪ Le Rapport Annuel de l’Emploi 2025 présente une situation sociale contrastée, avec une baisse nette des effectifs actifs : -7,5 %, dont -373 CDI sur l’année. La Direction met en avant 47 recrutements externes, mais ceux-ci restent très loin des 318 sorties définitives, dont une très grande majorité […]
  5. Après Massalia, les personnels marseillais ont besoin de stabilités, de garanties… Concrètement ce qui change : Le projet Mistral vise à réinstaller les salariés marseillais après la fermeture de Massalia, aujourd’hui répartis sur plusieurs sites de repli et de coworking. La Direction prévoit un campus multi-sites autour de La Tour La Marseillaise, EKO Active et Joliette, avec la prise à bail de deux étages supplémentaires à […]

Retrouvez toute l'information sur l'épargne et l'actionnariat salarié avec l'ADEAS, Association pour la Défense de l'Epargne et de l'Actionnariat Salarié

logoadeas texte horizontal 500
(nouvelle fenêtre)

Fortes chaleurs : Des mesures & équipements utiles mais un dispositif encore insuffisant

(nouvelle fenêtre)

À la Une

Incendies en Nouvelle-Aquitaine : quand le paritarisme apporte des réponses concrètes aux salariés

  • CIT LOGEMENT

Alors que les incendies qui ravagent actuellement la Gironde et les Landes bouleversent la vie de nombreuses familles, Action Logement a activé un dispositif d’urgence exceptionnel pour accompagner les salariés sinistrés. Fidèle à sa mission d’utilité sociale, le Groupe mobilise immédiatement ses équipes afin de proposer un diagnostic personnalisé, des aides financières pour faire face aux premières dépenses, […]