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Le maintien comme conseiller au sein de France Télécom de l’ex-PDG Didier Lombard a suscité jeudi « choc » et « incompréhension » des syndicats, qui jugent qu’il aurait fallu « couper les ponts » avec un patron à l’origine d’un bilan social « calamiteux », marqué par une vague de suicides.

C’est l’équipe de direction emmenée par M. Lombard qui a « mis en place un système de management par la pression avec un plan de 22.000 suppressions d’emplois, le plan Next », a-t-il souligné, précisant que l’instruction de la plainte syndicale est toujours en cours…

…Quant à la CFE-CGC/UNSA, qui dénonce « un héritage calamiteux » laissé par M. Lombard, et notamment « une entreprise traumatisée par une crise sociale sans précédent », elle avait exigé dès mercredi soir « le départ immédiat de Didier Lombard ».

Avec l’ADEAS (Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés de France Télécom-Orange), l’organisation syndicale a dénoncé « un maintien en poste dans le but de bénéficier de ses stocks options ».

Si M. Lombard « quittait le groupe, il perdait la possibilité de les faire valoir. Or le cours est actuellement trop faible pour les exercer », ont-ils souligné.

M. Richard a récusé ces accusations jeudi dans une conférence de presse. « Le fait qu’il prenne un rôle de conseiller auprès de moi dans les mois qui viennent n’a rien à voir avec cette affaire d’options », a-t-il assuré, précisant que le total des stock-options concernées était de 300.000.

« On peut avoir des tas d’avis sur les uns et les autres et en particulier sur Didier Lombard. (…) Il y a une chose qu’on peut difficilement contester, c’est la connaissance exceptionnelle qu’il a de ce secteur », a-t-il insisté.

Extrait : AFP – Eric Piermont

Les Echos – Charlotte HILL – 24 février 2011


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