Au sommaire du CSEC Santé 8 septembre 2026 : Santé au travail 2025 : un bilan mitige Commissions santé du CSEC : nos élus agissent, la direction doit suivre Retrouvez l’Essentiel CSEC santé Numero 66 du 8 septembre 2025

Suite aux différentes déclarations du gouvernement, et notamment celles de Bruno Le Maire la semaine dernière, la CFE-CGC Orange demande au Premier Ministre d’éclaircir la position de l’Etat sur le caractère stratégique d’Orange et les participations au capital d’Orange qu’il prévoir de conserver.

Télécharger le courrier en pdf :
cfe-cgcorange_lettreouvertepremierministre_participationetat_7sept2017_def.pdf
Lire le texte intégral du courrier :
Objet : Cession des participations de l’État dans le capital d’Orange
Monsieur le Premier Ministre,
À l’occasion du Forum Ambrosetti, ce samedi 02 septembre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué la volonté du gouvernement de « privatiser certaines entreprises pour avoir de l’argent afin de financer l’innovation ». Et d’ajouter qu’il s’agit là « d’une meilleure façon de dépenser de l’argent en finançant l’innovation plutôt que d’être emprisonné dans certaines compagnies qui ne sont pas stratégiques pour l’État français ».
À cette annonce, Monsieur le Premier Ministre, vous avez confirmé que l’État allait « céder des participations » en corrigeant votre ministre sur le terme « privatisation ».
Le nom d’Orange est cité par la presse à de nombreuses reprises parmi les entreprises concernées.
Bruno Le Maire souhaitant céder des participations dans des compagnies qui ne sont pas stratégiques pour l’État français, la CFE-CGC Orange et l’ADEAS (Association de Défense des Actionnaires Salariés d’Orange, lesquels détiennent 5% du capital et 9% des droits de vote à l’AG des actionnaires d’Orange), par la présente, vous interpelle directement dans le but de rappeler au ministre de l’Économie par votre voix qu’Orange est un acteur clef de la souveraineté numérique de la France, donc une entreprise pleinement stratégique pour les intérêts français :
À ce titre, Orange doit être considérée comme un fleuron de notre industrie, et traitée comme telle par le Ministre de l’Économie pour avoir les moyens d’exprimer les valeurs que notre pays prétend incarner sur la scène mondiale.
Orange est une entreprise stratégique pour la France, dont l’État est aujourd’hui le premier actionnaire à hauteur de 23 % du capital, réparti entre l’Agence des Participations de l’État et BPIFrance. Grâce au système des droits de vote double instauré par Arnaud Montebourg par la loi Florange de 2014, l’État peut conserver le tiers des droits de vote tout en détenant moins d’un tiers du capital.
Les personnels d’Orange s’interrogent et s’inquiètent de la position qu’entend, ou non, conserver l’État dans son capital. S’il s’en dégage :
Enfin, les rumeurs de désengagement qui persistent maintenant depuis 6 mois sont évidemment préjudiciables à la valorisation boursière d’Orange et à la confiance que nous accordent certaines grandes entreprises. Que ce soit en tant qu’actionnaire ou en tant que garant d’un climat favorable au bon fonctionnement des entreprises françaises, le gouvernement ne peut évidemment évacuer ses responsabilités en la matière.
C’est pourquoi, Monsieur le Premier Ministre, nous vous remercions de confirmer publiquement la position du gouvernement en ce qui concerne le caractère stratégique d’Orange à ses yeux, et de faire très rapidement cesser les rumeurs de cessions qui portent préjudice à notre entreprise.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de notre haute considération.

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