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Orange est un acteur clef de l’aménagement du territoire sur 3 plans : les réseaux de télécommunication fixes et mobiles (70% des déploiements FTTH toutes zones confondues, 99% de la population française couverte au moins en 3G, et 98% en 4G), les boutiques et l’emploi, notamment en régions.

Sur ce dernier point, la responsabilité sociale et sociétale (RSE) d’Orange est engagée. Cependant, l’Etat et le régulateur des télécommunications (Arcep) ont, parmi les obligations qui leur sont dévolues par le Code des postes et des communications électroniques, le développement de l’emploi. Or le sujet est systématiquement éludé, qu’il s’agisse des attributions de fréquences dédiées aux réseaux mobiles, du « New deal » des télécoms visant à accélérer la couverture fixe et mobile du territoire, ou du déploiement des RIP (Réseaux d’Initiative Publique fibre) où les élus locaux ne prévoient quasiment jamais de clause sociale dans les contrats. Tout se passe comme si la réduction du chômage avait cessé d’être une priorité en France.

La concurrence par les infrastructures dans un métier dont le modèle économique est basé sur les coûts fixes génère une féroce guerre des prix qui conduit certains acteurs à vendre à perte pour tenter d’atteindre plus rapidement la masse critique d’abonnés nécessaire. En parallèle, l’accélération des déploiements engendre une explosion de la sous-traitance. Il faut déployer partout en même temps, et dans 5 ans, on n’aura plus besoin des équipes : pourquoi les embaucher ? Quant aux activités qu’Orange va ré-internaliser pour déployer notre propre SI, elles seront confiées à nos collègues de Sofrecom… en Tunisie ou au Maroc !

Les règles de la concurrence favorisent une gestion par les coûts, dont les emplois deviennent la variable d’ajustement clef : les résultats 2017 d’Orange démontrent que le retour à la croissance de l’EBITDA se fait par la diminution des coûts visibles de personnel, combinant baisse des effectifs, modération salariale, et accroissement de la sous-traitance.

La CFE-CGC Orange pose un constat sévère, basé sur le travail de nos experts et les remontées terrain, qui contrastent avec les discours de la Direction. Elle formule des propositions qui permettent de tenir la promesse stratégique de rester un acteur majeur des télécoms sur le territoire français, en reprenant nos activités en main et en revivifiant les bassins d’emploi régionaux.

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