Au sommaire du CSEC Santé 8 septembre 2026 : Santé au travail 2025 : un bilan mitige Commissions santé du CSEC : nos élus agissent, la direction doit suivre Retrouvez l’Essentiel CSEC santé Numero 66 du 8 septembre 2025

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Déjà beaucoup de questions ! Gestion, billetterie, enfance, restauration, communication, fonctionnement du CSE…
Après six mois, le constat est préoccupant.
La nouvelle majorité hétéroclite au CSE OFS avait la responsabilité de poursuivre et d’améliorer les actions mises en place au bénéfice des salariés par les élus de la CFE-CGC Orange ces 10 dernières années.
Pourtant, depuis son arrivée aux responsabilités le 3 février 2026, les dysfonctionnements se multiplient.
Des milliers d’euros potentiellement perdus, des prestations ouvertes tardivement, des familles laissées dans le flou, une communication devenue quasiment inexistante et une transparence qui recule.
Ce n’est pas notre conception d’un CSE qui se veut être au service des salariés.
Le CSE OFS gère de l’argent qui appartient indirectement à l’ensemble des salariés.
Chaque euro dépensé doit donc l’être avec sérieux, anticipation et contrôle.
Pourtant dès mi-février, on constatait déjà une perte de 35 000 € due à un double envoi vers l’ANCV de la commande de chèques-vacances de janvier par la responsable des Activités Sociales et Culturelles du CSE OFS !
Une erreur de gestion qui représente à elle seule une somme considérable, représentant 10€ par salarié.
Dans le même temps, certaines missions autrefois réalisées en interne par les élus CFE-CGC Orange en responsabilité sont désormais sous-traitées, notamment dans les domaines de l’informatique et de la comptabilité.
Externaliser peut parfois être nécessaire. Mais externaliser sans s’interroger sur le coût, la compétence conservée en interne et la pertinence du recours à des prestataires n’est pas une politique de gestion saine.
Les salariés ont le droit de savoir :
La billetterie devrait être simple : une offre → une date → une information → un tarif négocié → un accès équitable.
Depuis plusieurs mois, c’est plutôt : retards → changements de dates → absence d’information → places non utilisées → pertes financières.
La billetterie est l’une des principales activités attendues par les salariés.
Elle nécessite donc anticipation, équité et communication.
Or, depuis plusieurs mois, nous constatons de nombreux dysfonctionnements :
Et la facture peut être lourde : on estime déjà à près de 62 000 € de places achetées mais finalement non proposées ni utilisées par les salariés.
Une situation qui pose une question simple : qui assume le coût de ces dysfonctionnements ?
Prenons également l’exemple des tarifs sportifs en particulier ceux des matchs du PSG :
Le salarié doit-il payer le prix fort alors qu’il bénéficie d’une prestation négociée par les élus CFE-CGC Orange pour toute la durée de la mandature 2023-2027 ?
Et toujours, concernant le PSG, nous ne pouvons que nous interroger sur le fait que les 10 places pour la finale de la Ligue des Champions du 30 mai 2026 contre Arsenal n’aient jamais été mises en vente ? Où sont-elles passées ? A qui ont-elles profitées ?
Certaines prestations annoncées ne sont pas ouvertes aux dates prévues.
Foire de Paris, ouverture prévue le 5 mars. Au 1er avril, toujours rien ! Et ce n’est qu’un exemple. On pourrait aussi évoquer l’ouverture de la vente de places pour le tournoi de Roland Garros reportée sans aucune explication avec une ouverture de la vente un jour férié sans information.
Main Square Festival ! Alors que les places s’arrachent sur la billetterie officielle, le CSE OFS n’a pas été capable de vendre au moins 1 des 120 places qu’il détenait.
Coût de la perte sèche : plus de 14 000€.
D’autres prestations auraient également été arrêtées, comme le Jardin d’Acclimatation, qui était pourtant plébiscité par les salariés les années précédentes.
Et certaines offres semblent particulièrement anticipées… Disney : Week-end de mars 2027, Ouvert dès mars 2026 ?!
Un an à l’avance ! Pendant que certaines prestations attendues par les salariés restent, elles, dans les starting-blocks.
Cherchez l’erreur !
De plus, lorsque toutes les places n’ont pas été vendues, il est judicieux, en tant que bon gestionnaire de faire une relance…A priori, pas pour la nouvelle équipe. C’est vrai que ce n’est pas son argent, c’est juste le vôtre qui est dilapidé !
Lorsque certains salariés reçoivent l’information après l’ouverture d’une prestation, ceux qui avaient connaissance de l’ouverture par d’autres canaux ou par habitude peuvent acheter les meilleures places avant les autres.
Cela crée mécaniquement une rupture d’égalité entre les ouvrants droit.
Imaginez. Vous recevez le mail, vous cliquez. Les meilleures places sont déjà parties. Pourquoi ? Parce que la vente était déjà ouverte sans que vous en soyez informé.
Un CSE doit garantir un accès équitable à ses prestations.
Informer tous les salariés en même temps n’est pas un détail, c’est une question d’équité.
Le secteur enfance mérite une attention particulière.
Crèches : de 32 places auparavant à seulement 12 cette année. Une diminution particulièrement préjudiciable pour les familles.
Concernant les vacances enfants, de nombreuses familles ont également rencontré des difficultés :
Pour les parents, organiser les vacances d’un enfant ne se fait pas en quelques jours.
Quand le CSE manque d’anticipation et d’accompagnement, ce sont les familles qui en subissent directement les conséquences.
Les commandes des titres-restaurant.de mars, ouvertes sur une période particulièrement courte, du 9 au 20 mars, n’ont pas fait l’objet d’une information préalable suffisamment claire.
Mais surtout aucune possibilité de régularisation malgré les réclamations de salariés.
Un problème technique ou administratif peut arriver, mais refuser toute solution lorsqu’un salarié rencontre une difficulté est en revanche un choix de gestion et de politique très discutable.
Et que dire de la modification du processus de commande apparu en pleine période de vacances estivales. Qui a compris l’évolution proposée et la contrainte supplémentaire en termes de déclaratif ? Personne, car une nouvelle fois la communication et l’accompagnement ont été inexistants.
Même constat concernant les cartes « Machine à Café » du site d’Orange Village : certains salariés se sont retrouvés sans carte et ont dû payer leurs consommations alors que leurs collègues bénéficiaient du dispositif.
Là encore, une question d’égalité se pose ?
Des salariés proposaient leurs produits ou services via le CSE OFS. C’était aussi cela, un CSE, créer du lien et soutenir les initiatives des salariés.
Aujourd’hui, ces initiatives semblent moins soutenues. (Exemple : la vente de thé d’Yvoline).
Pourquoi avoir abandonner ce type d’initiative ?
Auparavant, le CSE OFS était reconnu pour son accessibilité et la disponibilité des membres du Bureau et des Commissions ASC/Restauration. Les élus CFE-CGC Orange mettaient un point d’honneur à être au quotidien au service des salariés.
Aujourd’hui :
Cette dernière orientation nous interroge particulièrement.
Pourquoi renvoyer systématiquement les salariés vers les grandes plateformes commerciales ? (Kalidea, Up-Coop, France Billet, Ticketmaster, Meyclub…)
La raison est plutôt simple :
Un CSE doit rechercher le meilleur avantage pour les salariés, pas simplement leur fournir un accès à des plateformes commerciales.
Il y a encore quelques mois, les salariés recevaient régulièrement, des informations sur les prestations proposées par le CSE OFS.
Aujourd’hui, la communication s’est considérablement réduite.
D’une communication quasiment quotidienne à moins d’une communication par quinzaine voire par mois.
Et lorsqu’une communication intervient, c’est souvent pour annoncer tardivement l’ouverture d’une prestation.
Ont également disparu ou fortement diminué :
Moins de communication, c’est moins d’information.
Et moins d’information, c’est aussi moins d’égalité entre les salariés.
Le CSE OFS ne doit pas être une structure privée fonctionnant à huis clos. Il représente les salariés.
À ce titre, ils doivent pouvoir comprendre son fonctionnement et connaître les décisions prises.
Pourtant, nous constatons notamment :
Et sur ce dernier point, la gestion nous interroge.
Nous constatons que trop souvent, les devis ne sont pas validés, organismes non réglés directement mais les participants remboursés alors qu’ils n’ont rien avancé, une absence de contrôle du suivi effectif des formations…
Lorsqu’il s’agit de dépenser l’argent du CSE, les procédures doivent être claires, rigoureuses mais surtout appliquées.
Les commissions du CSE ne sont pas des structures décoratives.
Elles permettent aux élus de travailler les dossiers, d’analyser les situations et de préparer les décisions de l’instance.
Pourtant, la production de rapports de commissions permettant aux élus de rendre des avis réellement éclairés sur des sujets tels que l’emploi, la formation, la stratégie ou les conditions de travail semble aujourd’hui en net recul.
Dans le même temps, certaines études ou enquêtes autrefois réalisées en interne par les représentants du personnel sont désormais confiées à des cabinets extérieurs.
Résultat ? Des compétences internes qui disparaissent et des dépenses supplémentaires pour le CSE.
Après six mois, une question s’impose.
Quel est le projet de cette nouvelle majorité pour les salariés ?
Parce qu’un CSE, ce n’est pas uniquement organiser quelques prestations. C’est :
Et avez-vous remarqué que toutes les prestations (Titres Restaurant, Cadeaux de Noël, Chèques, Billetterie…) sont désormais confiées à un seul et unique prestataire : EDENRED. ? Ce choix de gestion pose question en termes d’indépendance et de probité.
Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons simplement :
Les élus passent, les salariés restent.
Il n’est donc pas acceptable que les salariés soient les derniers informés, que les décisions soient difficiles à comprendre, que des erreurs de gestion puissent coûter des dizaines de milliers d’euros. Après six mois, il est temps de rendre des comptes.

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