La situation à fin 2025 en chiffres et en faits
La proportion de 48,6% de femmes chez OFS est proche de la parité, mais elle s’érode doucement : -1,7 points en 3 ans.
La répartition par catégories et bandes :
- Une concentration de femmes en D (66%) et Dbis (60%)
- La bande E (49 % des salariés), maintient une parité stable à 49,07 % en 2025
- La bande F (34 % des salariés) voit la féminisation plafonner à 46,1 %
- La bande G (3% des salariés) admet seulement 34,4% de femmes en recul de 3 points en 3 ans
- Dans les Comités de Direction, la majorité des dirigeants sont des hommes, le pourcentage exact n’est plus communiqué par la direction…
Carrières et parcours professionnels :
- 4 femmes sur 5 exercent des métiers en décroissance
- 36,1 % de femmes travaillent dans l’innovation et la technologie, une seule femme parmi les 4 recrutements
- Une femme met près d’un an de plus qu’un homme pour être promue
- Une seule femme parmi les 10 plus hautes rémunérations en bande G
- 2 fois plus de femmes concernées par les congés maladie ou accidents du travail
- 51,4 ans : âge moyen les femmes, soit +2,4 ans en 4 ans
- Plus de 10 ans sans promotion pour une majorité des femmes de plus de 50 ans.
Analyse de la CFE-CGC
Une parité apparente, mais des déséquilibres profonds
Certes, le taux global de féminisation frôle la parité, mais cette image masque des inégalités flagrantes. La sous-représentation chronique des femmes dans les postes à haute responsabilité, leur faible présence dans les métiers stratégiques de l’innovation et les écarts de rémunération et de promotion révèlent une réalité bien plus opaque.
Les indicateurs montrent que les femmes ont du mal à accéder aux bandes F et G. La stagnation ou la baisse de leur représentation dans ces catégories, combinée à leur faible présence dans le Top 10 des rémunérations, témoigne d’un plafond de verre encore bien réel.
La question de la promotion : un parcours du combattant
Les femmes mettent systématiquement plus de temps que les hommes pour obtenir une promotion alors que seule la direction a la main sur ce point… La situation est encore plus critique pour celles qui occupent des métiers en décroissance ou dans les fonctions support, souvent en province ou dans des secteurs moins valorisés.
Vos élus CFE-CGC demandent :
- Le retour des nombreux indicateurs KPI disparus depuis le dernier accord Egalité Pro de décembre 2025 (non signé par notre syndicat).
- Des indicateurs précis et croisés notamment le taux de féminisation dans les CODIR, la répartition par âge, métier, localisation.
- Des mesures concrètes pour favoriser la promotion des femmes, notamment celles en fin de carrière ou dans des métiers en déclin.
- Des actions pour des formations et des recrutements équilibrés.
- La Lutte contre le plafond de verre en renforçant la transparence salariale par famille de métiers, dès 2027 soit avant la future transposition de la directive européenne sur la transparence des rémunérations.
- Améliorer la prévention des risques d’accidents et maladies du travail de façon genrée y compris dans le DUERP.