Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d’Orange des 28 février, 1er et 2 mars 2017, la Direction du Groupe a inscrit un point à l’ordre du jour relatif aux résultats financiers de l’exercice 2016, dossier présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

La Direction a commencé par présenter aux membres du Comité de Groupe Européen les faits marquants de l’année, qui confirment et amplifient la tendance positive constatée au 3ème trimestre avec la reprise de la croissance des ventes, soulignant en particulier les bonnes performances du Groupe suivantes :

  • Croissance conjuguée du chiffre d’affaires  et celle de l’EBITDA en année pleine.
  • Résultat d’un chiffre d’affaires en hausse de 0,6 % porté par l’Espagne (+6%) pour l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%)
  • Recul modéré du CA en France (-1%) qui est présenté comme satisfaisant dans le contexte de forte concurrence
  • EBITDA qui progresse de 1,3%
  • Ces résultats (dépassant les objectifs 2020) sont les fruits des investissements dans la 4G et le FTTH, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens.
  • Bonne année sur le marché entreprises.
  • Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 en phase avec l’objectif.
  • L’investissement est à 7 milliards en légère hausse avec un ratio CAPEX /CA à 17%.
  • Résultat net de 283M€ lié à l’impact positif de la cession de EE et de la croissance de l’EBITDA.
  • proposition d’augmentation du dividende.

Puis fut détaillé par pays européens le chiffre d’affaires globalement en croissance :

  • France : stabilisation des revenus grâce à la convergence
  • croissance maintenue en Roumanie
  • belle performance en Espagne, progression supérieure au marché, moteur des résultats sur l’Europe
  • Pologne : année difficile malgré croissance du CA au T4. Positionnement à revoir sur ce pays.

La Direction estime que ces chiffres sont les résultats de choix stratégiques pertinents en matière d’investissement (18 pays en 4G / +57% foyers raccordables FTTH) et de politique commerciale (convergence). Il s’expliquent aussi par la bonne exécution du plan d’efficacité opérationnelle qui a permis une économie de 1,7 milliard d’€ pour les deux années 2015-2016, plan qui contribue significativement à la rentabilité du groupe.

En termes de relais de croissance pour l’avenir, la Direction a mis l’accent sur les services bancaires avec l’achat de Groupama Banque qui devient Orange Bank, et doit lancer en 2017 une offre de services bancaires et pourrait investir dans les contenus. Orange a procédé à de nouveaux achats en Afrique (Sierra Léone, Libéria, Burkina Faso).

Enfin, la Direction a présenté, comme à l’occasion du CGE de novembre 2016, les données financières permettant de comparer la situation de l’entreprise  à celle de ses pairs. Orange est au 12ème rang mondial (stabilité) En Europe, Télécom Italia fait un retour fracassant, Deutsche Telekom et Telefonica sont en négatif. Orange est n°1 en Espagne.

Les élus du Comité de Groupe Européen ont souligné la contribution des salariés aux bons résultats financiers du Groupe et réclament un partage de la richesse créée à leur profit sous forme d’une prime accordée à tous indépendamment des résultats par pays. Les élus rappellent que la baisse des coûts résulte en partie d’une réduction des effectifs.

La Direction reconnait la bonne mobilisation des salariés et propose que le partage de la valeur, qui doit s’équilibrer entre les actionnaires (avec une proposition de +5cts du dividende), l’investissement et les salariés, s’opère pour ces derniers par un plan d’actions gratuites dont le principe est d’ores et déjà approuvé. Jérome Barré, Directeur des Ressources Humaines Groupe, a évoqué un montant de 1000€ (modulé par pays) sur un plan de 3 ans, versés en 2020 et pour moitié conditionné à la réalisation d’objectifs (progression de l’EBITDA et du cash flow organique), suscitant une vive déception dans les rangs des élus.


Articles complémentaires

  1. L’Essentiel du CSE du mois de Septembre 2026 Découvrez l’Essentiel du CSE du mois de Septembre 2026, avec au sommaire : Nouveau Préventeur en Contrat à Durée Déterminée (CDD) pour un an Renouvellement de l’Agrément du Service de Prévention et Santé au Travail (SPST) Rapport d’activité du S1 2026 Egalité Hommes Femmes chez OFS : où en sommes-nous ? Orange Lumière 2028, un […]
  2. Rapport d’activité du S1 2026 Les grandes données Au global, peu de croissance du marché pour absorber la guerre des prix entre opérateurs. Sur le « Core retrail service » au deuxième trimestre la décroissance du marché est de -0,4% dont -7,6% pour SFR et +1% à +1,8% pour les trois autres opérateurs. Le marché Broadband Grand Public connait une bonne dynamique […]
  3. Alerte sur le déploiement de Salesforce et dysfonctionnements dans la gouvernance des projets métiers En 2025, l’entreprise avait annoncé que Salesforce remplacerait l’outil Mercure en tant que système de gestion de la relation client (CRM). À cette occasion, la Direction Pro-PME et la Direction du Système d’Information (DSI) avaient sollicité chaque métier pour élaborer un cahier des charges rigoureux, destiné à prendre en compte les besoins terrain spécifiques de […]
  4. L’essentiel du CSE de la DO GSE du mois de Juin 2026 Découvrez l’essentiel du CSE de la DO GSE du mois de juin 2026, avec au sommaire : Boutique de St-Etienne Monthieu : derrière les nouveaux horaires, quel impact réel? Rapport Annuel de l’Emploi 2025 : derrière les chiffres, quelles réalité pour les personnels Climatisation l’été, chauffage l’hiver : les personnels ne doivent plus subir l’impréparation […]
  5. Boutique de St-Etienne Monthieu : derrière les nouveaux horaires, quel impact réel ? Concrètement ce qui change : La Direction veut adapter les horaires et plannings de la boutique de Saint-Étienne Monthieu aux flux clients, notamment le samedi, journée la plus chargée. Le projet prévoit une meilleure couverture des ouvertures/fermetures et des réunions d’équipe intégrées au planning. Pour la CFE-CGC Orange, l’essentiel est de garantir que cette évolution […]

À la Une

Les Échos : L’Etat actionnaire n’a aucune doctrine stratégique, la souveraineté numérique française ne se construira pas par l’accumulation de participations

  • Sébastien Crozier

L’État français investit massivement dans les infrastructures numériques stratégiques, mais l’accumulation de participations ne suffit pas. Sans doctrine claire, la souveraineté numérique française restera fragile. L’État actionnaire, un engagement sans vision globale ? Télécommunications, câbles sous-marins, cloud, satellites, calcul haute performance : les prises de participation publiques se multiplient. Chaque investissement répond à un enjeu […]