
Orange DOGSE : la sécurité des salariés en boutique avant tout !
La sécurité des salariés en boutique Orange doit passer avant tout. Face aux pillages et aux violences, la CFE-CGC demande des actes concrets. Les équipes ne doivent pas payer le prix de cette situation !
À la suite des événements qui ont touché les boutiques Orange de Lyon République, Grenoble Grenette, Annemasse, Marseille St Ferréol et Nice Jean Médecin… le 17 octobre, nous avons porté quatre résolutions. Nous les avons présentées lors du comité social et économique (CSE) extraordinaire de la Direction Orange Grand Sud-Est (DOGSE), le 27 octobre 2026.
Notre message est clair : la protection des salariés doit passer avant les locaux, les marchandises et les objectifs commerciaux.
1. Mettre les salariés en sécurité
Tout d’abord, nous demandons la fermeture préventive des sites exposés et la mise à l’abri des équipes. La direction doit également anticiper les risques et transmettre des consignes claires aux salariés.
Par ailleurs, les salariés doivent connaître les conditions d’exercice de leur droit de retrait. Un salarié peut avoir un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Dans ce cas, il doit alerter immédiatement l’employeur et peut se retirer de cette situation. Toutefois, son retrait ne doit pas créer un nouveau danger grave et imminent pour d’autres personnes.
Le CSE DOGSE a adopté cette première résolution sur la mise en sécurité des salariés. Nous attendons maintenant que la direction prenne des mesures concrètes sur le terrain.
2. Suspendre les objectifs commerciaux : pas de double peine !
Lorsque des événements perturbent l’activité, les salariés n’en maîtrisent ni les causes ni les conséquences. Pourtant, ils risquent aussi de perdre une partie de leur rémunération variable.
C’est pourquoi la CFE-CGC demande la suspension du pré-challenge. Dans les situations concernées, nous demandons également la suspension, la neutralisation ou l’adaptation des objectifs commerciaux. Nous exigeons ainsi le maintien d’une rémunération variable équitable.
Les salariés affrontent déjà une situation dangereuse. Ils ne doivent pas, en plus, subir une perte de rémunération : c’est la double peine que nous refusons !
Seule la CFE-CGC Orange a porté cette résolution sur les objectifs commerciaux et la rémunération variable et a voté en sa faveur.
3. Encadrer les interventions en urgence
Agressions, cambriolages, braquages : ces situations peuvent entraîner des interventions en dehors des horaires habituels. Or, l’urgence ne doit jamais conduire à mettre les équipes en danger.
Nous demandons donc des règles claires pour encadrer ces interventions, des compensations adaptées et le respect des temps de repos.
Aucun salarié ne doit intervenir sur un site dangereux pour protéger des locaux ou constater des dégâts. La sécurité des salariés en boutique Orange reste prioritaire, y compris en dehors des horaires habituels.
Seule la CFE-CGC Orange a porté cette résolution sur l’encadrement des interventions en urgence et a voté en sa faveur.
4. Reconnaître les contraintes de sécurité en boutique
Les salariés en boutique font face à des risques d’agression, de braquage, de cambriolage et de dégradation. Ces risques créent des contraintes spécifiques pour les équipes.
La CFE-CGC demande donc une reconnaissance de ces contraintes, notamment par une indemnité adaptée.
Seule la CFE-CGC Orange a porté cette résolution sur la reconnaissance des contraintes de sécurité et a voté en sa faveur.
Notre engagement : la sécurité avant les impératifs commerciaux
Nous continuons à défendre des exigences claires :
- Faire passer la sécurité des personnes avant les impératifs commerciaux.
- Suspendre les objectifs lorsque les circonstances l’exigent.
- Refuser toute double peine pour les salariés.
- Fixer des règles claires pour les interventions en urgence.
- Reconnaître les contraintes que rencontrent les équipes.
La sécurité n’est pas une variable d’ajustement. Les salariés ne doivent ni subir une exposition au danger ni perdre une partie de leur rémunération pour une situation qu’ils ne maîtrisent pas.
Références juridiques
Pour en savoir plus sur le droit d’alerte et de retrait :