<p> <strong>Contexte<br /> </strong>La société France Télécom SA, privatisée depuis 2003 est en train de subir l’une des plus graves restructurations industrielles des deux dernières décennies. 22 000 suppressions d’emplois sont réparties sur trois ans, 10 000 mobilités géographiques ou professionnelles sont programmées dans le même laps de temps : c’est un salarié sur trois qui est ou sera directement impacté et certainement, pour obtenir ce résultat, plus des deux tiers du personnel qui seront affectés, « interpelés » ou menacés par leur management direct. </p> <p> <strong><em>Autre particularité de ce plan social qui concerne les 20 comités d’entreprise au sein de FTSA : il ne fait l’objet d’aucune négociation tant sur le plan national que sur le plan local. La direction de l’entreprise prétexte la promesse de l’absence de plans de licenciements « secs » pour se désengager de toutes ses obligations de concertation et d’accompagnement des personnels qui vivent aujourd’hui, comme norme quotidienne, les pressions à la démission négociée ou non, et les mutations forcées.</em></strong> </p>
