L’Observatoire du stress et de la mobilité forcée

  • Frédérique Limido

<p> <strong>C’est une structure unitaire ouverte et proposée à l’ensemble des Organisations Syndicales. De type associatif, cette structure a la vocation d’être au service des Instances Représentatives du Personnel. <br /> </strong> </p> <p> <strong>Ses objectifs ? <br /> </strong> </p> <ol> <li> Recenser l’ensemble des restructurations en cours, les cas de harcèlements individuels, les mobilités obligatoires. <br /> </li> <li> Apporter une aide immédiate aux collègues en difficulté (syndicale, juridique, médicale). <br /> </li> <li> Informer les IRP (CE/CHSCT) des cas rencontrés. <br /> </li> <li> agir comme haut parleur vis-à-vis de l’opinion publique française et des médias (Relations Presse/Institutions). </li> </ol> <p> </p> <p> <strong>Ses moyens ? <br /> </strong> </p> <ol> <li> Un réseau de militants dans l’ensemble des Comités d’Établissement. <br /> </li> <li> Un site, un questionnaire (en ligne) diffusé à l’ensemble du personnel, le traitement de ce questionnaire, l’élaboration d’un baromètre permanent. <br /> </li> <li> La possibilité d’une hotline et numéro vert (en, débat) pour recueillir les témoignages et apporter une aide à nos collègues les plus isolés. </li> </ol>

Emploi : mobilisation nationale dans France Télécom, le 31 mai 2007 !

  • Frédérique Limido

<p> <strong>Le Préavis de grève déposé par la CFE CGC : <br /> </strong>"Notre entreprise connaît un mouvement de restructuration sans précédent alors que les dividendes versés cette année à nos actionnaires franchissent un plafond historique avec 3,2 milliards d’euros de dividendes distribués, sans que par ailleurs, ces versements babyloniens confortent significativement le cours de l’action. </p> <p> Sans aucune négociation avec les partenaires sociaux, ni même information réelle et précise aux institutions représentatives du personnel (CE, CHSCT) concernées, la direction de l’entreprise procède à des suppressions massives d’emplois, à des fermetures en nombre de services et de sites, à des pressions constantes et douloureuses sur les salariés pour obtenir des déqualifications, des démissions ou des mobilités forcées. Parallèlement, le recours, à la sous-traitance, l’intérim, les délocalisations est en progression constante. </p> <p> L’État, rappelons-le, reste le 1er actionnaire, avec 32,5% de participation. Il est également, le 1er employeur avec un personnel en France composé de 70% de fonctionnaires. L’État demeure l’un des premiers régulateurs du marché très encadré des Télécoms. </p> <p> Malgré cette position tout à fait centrale dans l’organisation de cette entreprise, L’État français ne se sent aucune responsabilité dans l’actuelle restructuration où 22 000 suppressions d’emploi sont en train d’être réalisées en France alors que des milliers de recrutements sont annoncés en Égypte, au Maroc et en Inde ! Il n’oublie pas en revanche de percevoir cette année 1 milliard d’euros de dividendes en tant qu’actionnaire principal. </p> <p> Devant la gravité de la situation, la CFE-CGC de France Télécom dépose un préavis de grève pour le 31 mai 2007 et appelle l’ensemble des salariés et fonctionnaires, cadres et non cadres à participer massivement à la journée unitaire de mobilisation". </p>

CCUES : Pilotage à vue

  • Frédérique Limido

Les gestionnaires du CCUES ont tendance à pratiquer l’autogestion à outrance et oublient peut-être qu’ils sont mandatés pour gérer au mieux l’argent des salariés. Quand on a la responsabilité de gérer et de redistribuer plusieurs dizaines de millions d’euros, on se doit de piloter son activité en terme d’engagements, de suivis de trésorerie, de prévisions […]

Création d’un « Observatoire du stress et de la mobilité forcée »

  • Frédérique Limido

<p> <strong>1 - Une ex-administration</strong> <br /> Administration longtemps reliée à la Poste, France Télécom n’est devenue une Société Anonyme qu’en 1996 pour être définitivement privatisée en 2003. L’État en reste de loin le 1er actionnaire et également le 1er employeur, 70% des 100 000 salariés actifs de FTSA étant fonctionnaires. L’héritage de la fonction publique marque encore profondément l’entreprise : l’ensemble des fonctionnaires échappe toujours aux bénéfices du Code du Travail et de la négociation collective (rémunération, emploi, mobilité..), de même la garantie de l’emploi subsiste. <br /> <strong>2. Une découverte à reculons des IRP <br /> </strong>FTSA n’a découvert les CE, les Délégués du Personnel et autres Délégués Syndicaux qu’en 2005 ! Auparavant, arguant des dispositions législatives dérogatoires au Code du Travail, la direction refusait toute représentation du personnel, avec la complicité active de syndicats historiques qui préféraient la concertation à "bureau fermé" avec les dirigeants. In fine, l’entreprise n’a aucune habitude ni expérience du dialogue social, non plus qu’un simple salarié n’a le réflexe de faire appel à un DP ou à un CHSCT. <br /> <strong>3. Une financiarisation accélérée du secteur <br /> </strong>Après une dérégulation récente (cf. encadré), le secteur des Télécom a connu une financiarisation accélérée : La bulle spéculative de 2001 sur l‘Internet a entraîné un profond endettement de l’ensemble des grands acteurs du secteur (FT devenant la 1ère entreprise du monde pour l’endettement avec 70 milliards d’euros !). Si la croissance a permis de réduire la pression de leur dette, les États ont organisé une dénationalisation rapide et un fort appel aux marchés avec une politique d’importantes primes à l’actionnaire. Ainsi, en 2006, FT SA a versé 2,5 milliards de dividendes à ses actionnaires (pour une masse salariale globale de 7,5 milliards d'euros) et en 2007 encore +20%. Dans un marché certes en progression mais soumis à forte concurrence, les opérateurs dominants qui ne sont pas libres de leur politique de tarification, doivent « rassurer les marchés financiers » en réduisant drastiquement les coûts fixes… <br /> <strong>4 – 22 000 suppressions d’emploi</strong> <br /> La hausse de la productivité et l’assujettissement au ratio CA/personne font estimer le sureffectif par la Direction à environ 50 000 personnes. L’entreprise a déjà annoncé la suppression de 22 000 emplois, sans licenciements grâce aux départs en préretraite (possibles jusqu’à décembre 2006), retours à la fonction publique, essaimages... La direction laisse également filtrer le chiffre de 40 000 suppressions d’emplois à la fin 2010. France Télécom ne peut pas recourir à des PSE (Plans Sociaux pour l’Emploi qui permettent de négocier des licenciements secs) car les fonctionnaires n’étant pas licenciables, il est difficile dans un tel contexte de ne se séparer que des salariés « privés ». <br /> <strong>5 - pousser les gens dehors par tous les moyens : <br /> </strong>Mobilité forcée à plusieurs centaines de Km du lieu initial de travail, dégradations hiérarchiques ou fonctionnelles, remises en cause quotidiennes et publiques des compétences, fermetures de services entiers, les salariés étant placés en « espace développement » (= placard), recherches assidues de fautes professionnelles, utilisation de l’encadrement et des RH comme forces de pression, plus d’augmentation ou de promotions pour les seniors (l’entreprise a néanmoins une moyenne d'âge de 49 ans !).Au résultat, culpabilisation, congés de longue maladie (en très forte hausse) démissions dramatiques, et à terme malheureusement, suicides… </p> <p> <strong>Pour rompre l’isolement des individus harcelés, pour faire connaître leur cas, leur apporter une assistance juridique et médicale, pour faire savoir au public la réalité de la politique sociale d’une entreprise qui jouit encore de l’image du service public, la CFE-CGC a décidé de créer un Observatoire du stress et de la mobilité forcée en relation avec les 20 CE et le réseau des CHSCT. <br /> </strong> </p>

Situation des Travailleurs Handicapés : Nous sommes inquiets !

  • Frédérique Limido

Les lois de notre république obligent les entreprises privées et les administrations à l’emploi de 6% de travailleurs handicapés. Plutôt que de se conformer à la loi, France Télécom préfère risquer de payer plusieurs millions d’euros d’amende… Nous dénonçons cette politique irresponsable de désengagement social et refusons de signer un accord qui se traduira en […]

Intéressement 2007 et satisfaction client

  • Frédérique Limido

<p><strong>L’intéressement devrait représenter 4% de la masse salariale en moyenne en 2007. Nous n’avons pas obtenu les 5% prévus, car selon France Télécom, l’objectif de satisfaction client qui, réalisé à 100%,aurait permis leur versement « n’est atteint qu’à 99,6% ». <br /> </strong></p> <p>La <strong>CFE-CGC</strong> conteste la réalité de ce chiffre. Pourquoi ? En réalité les 40 millions d’euro de charges que ce % supplémentaire représente n’ont pas été provisionnés par une direction trop sure de ce que l’objectif pourrait difficilement être atteint.</p> <p>De même cette charge supplémentaire n’a pas été annoncée aux marchés financiers. D’ici à imaginer le caractère fabriqué de ce chiffre, la <strong>CFE-CGC</strong> ne franchit pas le pas.</p> <p>Cependant, la <strong>CFE-CGC</strong> a demandé la convocation de la commission de suivi pour faire toute la lumière sur le sujet.</p> <p>

PERCO 2007 : un petit cru …

  • Frédérique Limido

Comme vous aurez déjà pu le constater l’accord proposé par la direction prévoit un abondementdans le cadre du PERCO plafonné à 550 Euros répartis sur trois tranches, pour un montant minimal investi d’environ 700 Euros. Cela représente une variation de + 22% par rapport à l’abondement 2006 et l’on pourrait imaginer que cela représente une […]

Croissance, emplois ou dividendes ?

  • Frédérique Limido

<p><strong>« UN DIVIDENDE ANACHRONIQUE : </strong><br /> En confirmant le versement d’un dividende de 1,20 euro, France Télécom fait passer le rendement élevé avant la croissance. D’autres ont fait, avec succès, le pari du contraire » <br /> Est-ce un dangereux anarchiste qui se permet un tel jugement sur la politique de nos dirigeants ?</p> <p><strong>Rien de tout cela, c’est l’éditorial paru le 23 mars 2007 dans la très sérieuse revue La Vie Financière...<br /> </strong></p>

Attribution d’actions : Sucreries à France Télécom

  • Frédérique Limido

<p><strong>La Direction de France Télécom vient de décider l’attribution, sous conditions, de 200 millions d’euros d'actions gratuites au personnel. <br /> </strong>On s’ est tout d’abord réjouit… puis malgré tout étonné d’une telle libéralité à l’issue d’une longue négociation obligatoire sur les salaires où la direction, droite dans ses bottes, s’est refusée à lâcher le moindre « pélot », refusant mordicus, par exemple, le principe d’une minime augmentation collective pour les cadres, réclamée pourtant par l’ensemble des syndicats.</p> <p><strong>Rappelons que le budget âprement disputé pendant ces trois mois n’a jamais excédé 45 M € contre 200 aujourd’hui. <br /> </strong></p>

22 000 emplois en moins : quelques conseils si vous êtes concernés…

  • Frédérique Limido

<p> <strong>La direction de France Télécom a maintes fois confirmé son objectif de suppression d ‘emplois pour financer les dividendes de ses actionnaires :</strong> Après les 8000 départs annoncés pour 2006, (devenus 9400 en fin d’année), France Télécom annonce 6000 nouvelles suppressions d’emploi en 2007. <br /> Il s’agit de licenciements économiques que la direction veut déguiser en « départs volontaires » (ou turn over), pour ne pas faire tache à l’image d’Airbus, Alcatel, HP … et, comme l’a expliqué le DRH groupe O. Barberot à l’ACSED, pour ne pas payer le surcout d’un plan social, qui réduirait la marge de ses « chers » actionnaires. </p>

À la Une

Merci : Rejet à 63,31% de l’accord QVCT par référendum

  • CFE-CGC Orange

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]