<p style="margin: 0cm 0cm 4pt;">On observe donc à France Télécom –Orange un double mouvement. D’un côté, l’entreprise joue le jeu du dialogue, directement avec les personnels ou avec leurs représentants. Mais la plupart du temps, elle en fait un exercice purement formel qui ne donne pas lieu à un véritable échange et ses décisions en sortent inchangées ; par ailleurs, les accords qu’elle a elle-même signés sont loin d’être mis en œuvre dans l’entreprise.</p> <p style="margin: 0cm 0cm 4pt;">De l’autre côté, elle investit des moyens matériels et financiers importants dans la quête et l’affichage de certifications, de labellisations dont elle cherche à contrôler le contenu, soit directement, soit par l’intermédiaire d’autres acteurs, économiques ou politiques. Cette politique d’autorégulation constitue l’essentiel du rapport de RSE.</p> <p>La volonté de contourner ou de réduire les contraintes du droit du travail, et donc les droits des personnels, au profit de normes beaucoup plus « légères » est partagée depuis un certain temps déjà par les grands groupes et défendue, notamment, au sein du MEDEF ou de « think tanks » porteurs d’une vision néolibérale du monde.</p>
