Croissance, emplois ou dividendes ?

  • Frédérique Limido

<p><strong>« UN DIVIDENDE ANACHRONIQUE : </strong><br /> En confirmant le versement d’un dividende de 1,20 euro, France Télécom fait passer le rendement élevé avant la croissance. D’autres ont fait, avec succès, le pari du contraire » <br /> Est-ce un dangereux anarchiste qui se permet un tel jugement sur la politique de nos dirigeants ?</p> <p><strong>Rien de tout cela, c’est l’éditorial paru le 23 mars 2007 dans la très sérieuse revue La Vie Financière...<br /> </strong></p>

Attribution d’actions : Sucreries à France Télécom

  • Frédérique Limido

<p><strong>La Direction de France Télécom vient de décider l’attribution, sous conditions, de 200 millions d’euros d'actions gratuites au personnel. <br /> </strong>On s’ est tout d’abord réjouit… puis malgré tout étonné d’une telle libéralité à l’issue d’une longue négociation obligatoire sur les salaires où la direction, droite dans ses bottes, s’est refusée à lâcher le moindre « pélot », refusant mordicus, par exemple, le principe d’une minime augmentation collective pour les cadres, réclamée pourtant par l’ensemble des syndicats.</p> <p><strong>Rappelons que le budget âprement disputé pendant ces trois mois n’a jamais excédé 45 M € contre 200 aujourd’hui. <br /> </strong></p>

Les parts variables

  • Frédérique Limido

<p><strong>Définition </strong></p> <p>La rémunération générale comporte une part dite fixe, que chacun est assuré de toucher et, pour ce qui est des cadres et des métiers vendeurs, une part supplémentaire dite variable qui n'est pas connue à l'avance et peut jusqu'au dernier moment réserver des surprises, parfois bonnes, mais le plus souvent désagréables.</p>

Salaires 2007 : la Négociation Annuelle Obligatoire !

  • Frédérique Limido

<p><strong>Comme chaque année à la même période démarre la « Négociation Annuelle Obligatoire », portant sur la rétribution et ses compléments.</strong></p> <p>L’examen de la proposition de la direction (encore une fois, hélas difficilement acceptable) est aussi l’occasion pour la CFE-CGC de déplorer l’absence d’informations essentielles telles l’évolution de la masse salariale en valeur, le désaccord sur des chiffres-socle comme l’inflation, la multiplication des modes de redistribution qui accroissent continûment la part variable au détriment de la part fixe.</p>

D bis, la fin d’un artifice?

  • Frédérique Limido

<p>Les origines: <br />En 2000, la toute récente branche professionnelle des télécommunications met en place une classification « CCNT » (Convention Collective Nationale des Télécommunications) comportant 7 niveaux (de A à G) dont les niveaux E, F, G étaient réservés aux cadres. A cette époque, France Télécom qui caressait l’idée d’unifier tous ses personnels, fonctionnaires inclus, sous la classification de la CCNT mais qui considérait peut-être qu’un cadre FP différait d’un cadre CCNT, ne souhaitait donc pas que tous ses fonctionnaires cadres au sens de la fonction publique (les III.1, III.2 et III.3) soient classifiés en E ou au delà. France Télécom avait ainsi obtenu de la branche des télécommunications la possibilité de créer par accord d’entreprise, un niveau Dbis, certes réservé à des cadres mais dont les règles de gestion échapperaient pour l’essentiel aux contraintes de la CCNT (à titre d’illustration les cadres du niveau Dbis ne bénéficient pas d’un salaire minimum garanti par la branche professionnelle).</p>

Part « Variable» salariale: à la baisse, toute !

  • Frédérique Limido

<p style="text-align: left;">Didier Lombard s’y était engagé devant les analystes le 14 février 2006 : la masse salariale ne représentera plus que 36,5 au lieu de 37% du CA d’ici 2008.</p> <p style="text-align: left;"> Les objectifs sont atteints avant l’heure…et pour y parvenir la direction a déployé une stratégie à tiroir, en bloquant les salaires, diminuant les éléments variables, agitant des hochets pour détourner l’attention.</p>

Les Activités Sociales et Culturelles à FT SA

  • Frédérique Limido

<p>Les dates importantes Janvier 2005 : FT se dote enfin de CE et d’un CCE ! 160 millions d’euros !</p> <p>Ce budget ASC (dont 60 millions pour la restauration qui continuera d’être dirigée par l’entreprise en délégation) est le troisième de France, après ceux d’EDF et de La Poste. Avec un demi-siècle de retard sur les autres entreprises françaises, les CE et le CCE de FT SA vont enfin pouvoir développer et proposer les Activités Sociales et Culturelles (ASC) jusque là gérées par la direction. Celle-ci décidait de répartir le budget entre différentes activités et associations qui le distribuaient en subventionnant leurs prestations avec comme clef le Quotient Familial (cf. plus loin)Devant le gigantisme de la situation, la direction et les Organisations Syndicales conviennent d’organiser une passation progressive où la direction continue d’assurer la gestion des ASC non transférées.</p>

Intéressement FT SA : encore une logique financière

  • Frédérique Limido

<p>Il existe à FT SA plus de 10 systèmes de rétribution, les salaires, les traitements et compléments FT pour les fonctionnaires bien sur, mais aussi, les compléments liés aux enfants, les primes et parts variables, les participations, intéressements, abondements intéressement et actions, abondement Perco, retraite complémentaire à cotisations définies, stock-options…</p> <p>Cette multiplication des modes de rémunérations, outre son coté surréaliste en ces temps de simplification, s’accompagne de l’augmentation de la part indexée sur les résultats financiers (donc aléatoire) des rémunérations au détriment de la part fixe et garantie. On comprendra alors que nous ayons scruté à la loupe l’accord sur l’Intéressement des années 2006 à 2008 et défendu cet élément à part entière de notre rétribution, pour qu’il ne devienne pas qu’une variable d’ajustement des résultats financiers. Souhaitant sans doute éviter un véritable débat, la direction a attendu la dernière minute pour négocier et forcer ainsi les Organisations Syndicales à signer un accord avant fin juin, sous peine que le personnel ne soit privé d’intéressement en 2006.</p> <p>

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